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Dimanche 27 Avril 2008
La Babole - Le Mont Blanc, classé à l'UNESCO

(Source : Le Dauphiné Libéré)

On en parle. Dans les cinémas de Chamonix ou Courmayeur, le spot ne passe pas inaperçu. “Protéger le Mont-Blanc c’est nous protéger (de) nous-mêmes” dit le slogan. On continue d’en parler sans percevoir l’échéance.

Nicolas Sarkozy, en campagne au pied du glacier des Bossons avait repris l’idée. Obtenir le classement mondial au titre du patrimoine de l’Humanité, ce fut d’abord l’affaire du milieu associatif. Dans la continuité du combat contre les camions, Pro Mont-Blanc, collectif d’associations des trois pays concernés par le massif, engageait sa démarche de lobbying. L’action a reçu l’oreille attentive de l’Union internationale pour la conservation de la nature, organisation non gouvernementale qui oeuvre auprès de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture), permettant de pré inscrire la candidature du massif lors du congrès de Bangkok fin 2004. «Le but est de rassembler Français, Suisses et Italiens pour garantir une meilleure protection globale qui engage réellement les États», explique Jean-Paul Trichet, vice-président de Pro Mont-Blanc.
Maintenant l’inscription du site à la liste de l’Unesco doit faire l’objet d’une candidature initiée par les États. La demande s’accompagne d’un plan de gestion exposant en détail la protection dont le site fera l’objet. Et là c’est aux collectivités au pied du massif de s’entendre. Pour l’heure le périmètre du classement est encore à tracer. Éric Fournier, nouveau maire de Chamonix est résolument pour, comme son homologue de Courmayeur (Italie) de l’autre côté du massif. Reste à définir les obligations de gestion du site que ce classement impose. On pense aux transports individuels, aux combustibles de chauffage, à l’impact paysager d’aménagements comme les remontées mécaniques ou aux nuisances sonores d’engins mécaniques.

«C’est comme les Jeux olympiques»

Mais le massif ne se limite pas à ces deux vallées. À Saint-Gervais, le bouillant maire est contre (lire ci-dessous) invoquant l’effet d’attraction touristique. «Il ne s’agit pas de faire connaître notre site. Nous faisons la démarche inverse en demandant aux États de protéger au mieux ce lieu qui risque d’être très convoité avec le réchauffement climatique», répond Trichet. «La France va prendre la tête de l’Union européenne, c’est le moment. Quand il était venu, Sarkozy avait dit que la protection du Mont-Blanc ce serait un combat pour la France.» Pour Éric Fournier, «le classement Unesco est un formidable accélérateur des politiques publiques.» Trichet renchérit: «C’est comme les Jeux olympiques. Ça peut permettre de réaliser en quelques années ce qu’on ferait en un quart de siècle.» Une globalisation qui drainerait les crédits pour répondre aux critères fixés. Des années que Chamonix attend un véritable tramway, alternative aux files de voitures individuelles. Au Mont Saint-Michel le classement a créé une dynamique qui aujourd’hui accouche du projet de désensablement de la baie. Pour Michel Charlet, conseiller général de Chamonix, les communes doivent s’entendre sur un plan de gestion dont la réalisation prendra deux ans et trouver la structure juridique internationale qui le portera: «Après le classement ce n’est pas une fin en soi mais la cerise sur le gâteau.»
Le Mont-Blanc est le seul grand massif planétaire à ne pas bénéficier d’une protection et d’une reconnaissance globales. La création d’un parc national fut considérée naguère comme un carcan trop rigide et un parc régional trop modeste. L’Unesco impose un suivi comme le rappelle Jean-Paul Trichet: «Ce classement fonctionne avec un contrat d’objectifs. Le Mont Perdu risque d’être déclassé pour ne pas avoir déplacé les équipements touristiques vers l’extérieur du site de Gavarnie.» On ne badine pas.

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L’info en plus…

POUR :

Chamonix et ses voisines de canton, le conseiller général de Chamonix, les cinq communes italiennes du Valdigne (Courmayeur, Morgex, Pré Saint-Didier, Valdigne, la Salle). Le président de la République, le ministre de l’Environnement, la région Rhône-Alpes, la Région autonome du Val d’Aoste. Côté suisse, versant le plus sauvage du massif, on attend de voir pour “prendre le train”.

CONTRE :

(…) Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex : « Je suis totalement opposé. C’est trop dangereux pour les habitants du pays du Mont-Blanc. Ce classement entraînerait une inflation immobilière. Si on veut avoir une réserve d’Indiens on ne s’y prend pas autrement. Le classement Unesco a été établi pour donner aux pays sous-développés des moyens pour conserve leur activité touristique. Tout ça c’est du business. On va attirer encore plus de monde alors qu’on lutte contre la surfréquentation. »
Le maire évoque les campeurs sauvages qui font leurs besoins sur la voie du Mont-Blanc et qu’il voudrait déloger comme il l’a déjà fait savoir lors de précédentes actions médiatiques avec des personnalités de la télé. «Tant qu’on ne réglementera pas vraiment la montagne et qu’on en restera à la notion d’espace de liberté ce sera le bordel, puisque la loi sur les sites classés n’est pas respectée », peste le maire qui agite le bâton et dénonce les “ayatolahs” de l’Environnement(…)

VALEUR UNIVERSELLE EXCEPTIONNELLE

Adoptée en 1972, la convention de l’Unesco sur l’héritage mondial prévoit la désignation de sites de “valeur universelle exceptionnelle”. Des collaborations internationales se mettent en place pour les protéger.

LE CLASSEMENT ACTUEL

Les parties en amont de 2 000 m d’altitude (1 600 m en versant italien) sont régies par la loi du 2 mai 1930 relative aux sites classés. Ce qui n’a pas empêché la réalisation de remontées mécaniques.

Jeudi 06 Mars 2008

La Babole - La première manifestation de retraités

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(Source : AFP)

Plusieurs milliers de retraités ont manifesté jeudi à Paris et en province à l'appel de l'ensemble des syndicats pour réclamer une hausse "immédiate et significative" de leurs pensions, jugeant totalement insuffisante la hausse de 1,1% intervenue en janvier.

La manifestation parisienne a rassemblé 3.000 personnes, selon la police, et 10.000 personnes selon les syndicats, "du jamais vu chez les retraités", s'est félicitée la CGT.

Les manifestants, derrière une banderole réclamant une "augmentation immédiate des retraites", ont marché vers Matignon, où une délégation intersyndicale a été reçue par un conseiller du Premier ministre. "On n'a rien obtenu", a indiqué à l'AFP une membre de la délégation.

De nombreuses banderoles demandaient la suppression des franchises médicales et la prise en charge de la dépendance par la Sécurité sociale.

Parmi les principales mobilisations en province, entre 800 personnes selon la police et 1.500 personnes selon les syndicats ont défilé à Lyon, entre 700 et 1.000 à Toulouse, entre 600 et 5.000 à Marseille, entre 650 et 1.500 à Bordeaux.

A Marseille, Mireille, 78 ans, ex-mère au foyer, affirmait, qu'avec une pension de réversion de 2.200 euros par trimestre, elle serait "obligée de mendier", si elle n'avait "pas mis des sous de côté".

En tout, selon un décompte sur les principales villes effectué par l'AFP, entre 10.000 et 19.000 retraités ont manifesté en France.

Cette journée d'action réunissait les unions confédérales de retraités CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC et Unsa et la fédération des retraités de la fonction publique (FGR-FP), rejoints notamment par la FSU.

Le relèvement de 1,1% des retraites au 1er janvier, pour une inflation annuelle de 2,6% en décembre (+1,5% en moyenne sur l'ensemble de 2007), a constitué, selon l'expression d'un manifestant toulousain "la goutte d'eau qui a fait déborder le vase". D'autant plus que Nicolas Sarkozy avait insisté durant la campagne présidentielle sur le pouvoir d'achat des retraités, qui ont majoritairement voté pour lui.

Le gouvernement a déjà indiqué qu'une nouvelle revalorisation des retraites doit intervenir en 2008 et que le minimum vieillesse serait relevé de 25% durant le quinquennat. En attendant, 200 euros doivent être versés fin mars à ses bénéficiaires.

Globalement, en incluant le patrimoine, "la situation moyenne" des 14 millions de retraités est proche de celle des actifs, constatait en novembre le Conseil d'Orientation des Retraites (COR). Mais avec de grandes disparités, particulièrement au détriment de ceux, souvent des femmes, ayant connu des parcours professionnels en dents de scie.

Plus de 50% des retraités gagnent "moins que le smic", a tonné jeudi François Chérèque (CFDT), en demandant une revalorisation générale des pensions "au minimum" conforme "à l'évolution du pouvoir d'achat".

"Le minimum, c'est 1,6%" de plus, a quantifié Jean-Claude Mailly (FO), ajoutant que "le 2e semestre" pour une nouvelle revalorisation "c'est trop loin".

La présidente de la Cnav (caisse d'assurance-vieillesse), Danièle Karniewicz (CFE-CGC), a estimé de son côté qu'il fallait 0,3 ou 0,4 points de hausse.

Selon Bernard Thibault (CGT), qui a fait une apparition au début du cortège parisien, cette journée a constitué "un signe en vue du rendez-vous 2008 des retraites", c'est-à-dire les discussions avec le gouvernement sur une nouvelle réforme des retraites.
Mardi 04 Mars 2008

La Babole - La crise chez les chercheurs

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(Source : AFP)

Le monde de la Recherche a fait part mardi de son inquiétude devant les réformes en cours dans son secteur, avec une réunion de directeur de laboratoires au Collège de France et deux manifestations à Paris et Toulouse pour affirmer le besoin d'autonomie de la science face au politique.

Plus de 200 chercheurs ont manifesté devant le ministère de la Recherche à Paris, et le même nombre à Toulouse, au moment où quelque 600 directeurs de laboratoires se rencontraient au Collège de France pour marquer leurs réserves face à l'évolution de la réforme de la recherche poursuivie par le gouvernement.

La manifestation, à l'appel des syndicats de la recherche (SNCS, SNESUP, UNSA...) et du mouvement Sauvons la Recherche (SLR), marquait "l'inquiétude des chercheurs sur l'évolution néfaste" de la réforme et "la menace sérieuse qu'elle fait peser sur son autonomie", a déclaré à l'AFP le vice-président de SLR, Georges Debrégeas.

Au Collège de France, directeurs de laboratoires et responsables d'instances scientifiques se sont penchés pendant environ 4 heures sur les principes à respecter pour toute réforme de la recherche. "Le plus important", ont-ils souligné, est "le respect de l'autonomie du champ scientifique par rapport au politique".

Pour leur porte-parole, Philippe Blache, les "patrons" de recherche vont consulter leurs unités pour dégager des initiatives qu'ils présenteront dans environ deux mois.

De leur côté, les manifestants de Paris ont symboliquement lancé une "attaque aérienne" avec des avions en papier sur les grilles du ministère pour "faire passer leurs messages" : notamment un refus de voir l'Agence nationale de la recherche (ANR) créée en 2005 leur imposer l'orientation des axes de la recherche, et leur peur d'une perte d'autonomie des organismes tels que le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS).

Répondant à cette crainte devant un "pilotage gouvernemental", la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, a estimé qu'une "bonne stratégie" de recherche nationale passe par le "croisement des regards du politique et du scientifique" : le premier "part des grands défis de la société" (Alzheimer, biodiversité...) et le second "des forces et des faiblesses de nos laboratoires et de leurs ambitions scientifiques".

La précarité des chercheurs et le financement de la recherche étaient également au centre des critiques des manifestants.

Marianne Mangeney, statutaire, chercheuse en biologie, craint que l'ANR ne finance plus "tout ce qui n'est pas directement utile" (sciences sociales, humaines...) et que "des pans entiers" de la recherche ne disparaissent ainsi.

Valérie Pécresse a rappelé l'effort fait par le gouvernement pour le financement de la Recherche et de l'enseignement supérieur, avec la création de 6.000 emplois et une augmentation de 25% des crédits depuis 2005.

Les manifestants, comme les directeurs de laboratoires réunis au Collège de France, craignent aussi que le CNRS devienne une simple agence de moyens qui distribuerait des crédits au lieu d'impulser la recherche.

La réforme voulue par le gouvernement pour le "moderniser", rappelée dans une "feuille de route" envoyée à la présidente du CNRS la semaine dernière par Mme Pécresse, risque de transformer ce "garant de la recherche fondamentale" en un ensemble d'instituts, ce qui "présente des risques d'éclatement de l'organisme", ont fait observer les directeurs de laboratoires.

Lundi 03 Mars 2008

La Babole - Hausse des prix, marges arrières et UIMM (syndicat de la métallurgie)

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(Source : Le Monde)

Une enquête de la direction de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) portant sur vingt produits constate, lundi 3 mars, une hausse des prix située entre 11,5 à 18,2 %. Ces résultats tempèrent l'enquête de l'Institut national de la consommation (INC) publiée dans le numéro de mars de 60 millions de consommateurs, qui relevait des hausses comprises entre 5 % et 48 % des prix entre novembre et janvier.

Interrogée dans Le Parisien du lundi 3 mars, la ministre de l'économie et des finances, Christine Lagarde, interprète ces résulats discordants comme relevant d'une différence des méthodes employées par l'INC et la DGCCRF. Sur les yaourts par exemple, l'enquête de la DGCCRF montre une hausse de 7,5 %, contre une flambée de 40 % pour l'INC.

Selon la ministre, l'enquête publiée par 60 millions de consommateurs a collecté les prix sur les sites Internet des enseignes, or ceux-ci seraient systématiquement supérieurs à ceux pratiqués en magasin. De plus, les prix relevés porteraient sur des produits en promotion en novembre 2007 et de nouveau vendu à plein tarif en janvier 2008. La DGCCRF a commencé son enquête, mardi 26 février, dans les centrales d'achat et les magasins des "six principales enseignes" afin de vérifier les prix d'achat et de vente de produits alimentaires.

CLARIFIER ET CONTRÔLER LES MARGES ARRIÈRE

Et si la hausse des prix constatée est moins exponentielle que celle démontrée par l'INC, elle demeure réelle et serait imputable aux fournisseurs et distributeurs qui répercuteraient à l'excès la flambée des cours agricoles. L'enquête de la DGCCRF note des disparités entre les distributeurs, avec par exemple un même jambon vendu 2,47 euros dans une enseigne Carrefour et 3,24 euros dans un Casino, alors que "dans la charcuterie, les marges arrière atteignent des niveaux records de plus de 60 %, ce qui donne aux distributeurs toute latitude pour baisser les prix", lit-on dans le rapport de l'autorité de la concurrence.

La ministre annonce donc vouloir "inviter les fournisseurs, les distributeurs et les consommateurs à une table ronde pour élaborer ensemble des propositions".  Christine Lagarde suggère une meilleure identification des prix les plus bas dans les rayons des supermarchés et promet que la "loi de modernisation de l'économie" aura un effet bénéfique sur les prix : "Plus il y aura de concurrence, plus il y aura de pression sur les prix."

Ainsi, selon la ministre, la modification ou l'abandon de la loi Galland qui fixe le seuil de revente à perte et interdit aux distributeurs de faire pression sur les prix pratiqués par les petits fournisseurs devrait apporter une solution à la hausse des prix. La possibilité donnée aux distributeurs de négocier les prix avec leurs fournisseurs devrait "évacuer l'opacité du système dit 'des marges arrière', auquel personne ne comprend rien" tout en assurant qu'"un système applicable à tous sans distinction de seuil" ne pénaliserait pas le petit producteur.


L'INFO EN PLUS...
« Cinq grandes enseignes engrangent des profits en Suisse »

(source : Le Parisien)

JEAN ARTHUIS, président de la commission des Finances du Sénat

LES EFFORTS faits par le gouvernement pour rééquilibrer le rapport de force entre fournisseurs et distributeurs ne sont, de l'avis de Jean Arthuis, « pas suffisants ». Selon le président de la commission des Finances du Sénat, les principales enseignes nationales ont depuis longtemps trouvé la parade pour continuer à percevoir des commissions de la part de leurs fournisseurs, producteurs ou entreprises agroalimentaires, tout en échappant à l'administration fiscale. « Avant Noël, au moment de la discussion au Sénat de la loi Chatel pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, j'ai pointé du doigt les pratiques des cinq grandes enseignes nationales qui ont pour habitude de demander à leurs fournisseurs de verser une redevance soi-disant destinée à contribuer au développement international de leur groupe, rappelle Jean Arthuis.

Les fournisseurs référencés se voient obligés de verser une somme - environ 1 % du montant du marché passé - à une société basée en Suisse, chaque grand distributeur possédant sa propre entité juridique hors de France, pour les uns à Zurich et pour les autres à Genève. Or, ces pratiques ne sont ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de marges arrières, augmentant d'autant le prix de vente des produits aux consommateurs. Pis, depuis que l'Etat tente d'imposer davantage de transparence sur les prix, ce phénomène a tendance à se renforcer et le montant des commissions a augmenté. »

Ce n'est pas la première fois que Jean Arthuis demande au gouvernement d'intervenir sur « ces pratiques étonnantes ». Il y a quatre ans, le sénateur (MoDem) de la Mayenne avait abordé le sujet avec Renaud Dutreil, alors secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation. « Reste que le gouvernement n'a jamais cherché à mener d'enquête », regrette-t-il. Estimant « entre 500 millions à 1 milliard d'euros » le montant des profits engrangés de cette façon par les principales enseignes de distribution françaises, Jean Arthuis « suggère » à Christine Lagarde « de regarder ce problème de plus près et de voir avec Eric Woerth, ministre du Budget, si les services fiscaux français ne pourraient pas s'y intéresser ».

 

Lundi 25 Février 2008

La Babole - La flambée des prix dans les hypermarchés

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(Source : Le Parisien)

« 60 Millions de consommateurs » publie une enquête sur l'augmentation des prix des produits alimentaires des grandes surfaces. Beurres, pâtes, riz.. les hausses sont vertigineuses et en décalage total avec les estimations rassurantes des pouvoirs publics

+ 20 %, + 30 %, + 48 % ! Publiée demain (NDLR : aujourd'hui, en fait !) dans la revue « 60 Millions de consommateurs », la  « liste noire des prix qui flambent » relance, de manière explosive, la polémique sur le pouvoir d'achat et celle sur les indicateurs officiels. Qui colle le plus au terrain ? L'Insee, qui annonce 2,8 % d'inflation pour les douze derniers mois ou la revue de l'Institut national de la consommation (INC), qui révèle dans son numéro de mars des hausses de prix « de 5 à 48 % », entre fin novembre et mi-janvier, sur des produits de première nécessité tels que lait, riz, pâtes, fromages, yaourts ? Certes, beaucoup de produits ont subi le contrecoup du dérapage des matières premières. Mais cela n'explique pas tout.


Pourquoi le prix du lait continue-t-il d'augmenter ?

La grande disparité dans l'évolution des 1 055 prix relevées par l'INC sur les sites Internet de cinq grands distributeurs* interpelle sur les causes réelles de cette inflation. Si après une forte hausse - 20 % en un an - le prix du lait s'est stabilisé en novembre, selon l'Insee, pourquoi alors, les grandes marques comme Lactel, Candia ne répercutent-elles pas les hausses à l'identique (+ 48 % pour le lait bébé Candia mais + 14 % sur le lait Lactel magnésium relevés chez Auchan) ?

Et pourquoi certains distributeurs cumulent-ils les plus fortes augmentations : les différents beurres s'envolent de plus de 20 % chez Carrefour et de moins de 10 % chez Leclerc ? On cherche en vain l'impact des matières premières.

Opacité de la tarification dans la grande distribution

A l'heure où les règles de négociations annuelles entre industriels et distributeurs changent, l'enquête de l'INC confirme en réalité l'opacité de la tarification dans la grande distribution. Ses auteurs expliquent d'ailleurs s'être vu opposer le « secret commercial » à leurs demandes d'explication.

Industriels et distributeurs préférant montrer du doigt les agriculteurs. La Coordination rurale réplique que la hausse du lait est « précisément de 7,1 % ». Loin des + 30 % à + 48 % constatés en rayons. Si Jérôme Bédier, président de la puissante Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, indique que les hausses sont en effet liées aux matières premières, le décryptage fait sur le lait par le magazine « 60 Millions de consommateurs » le contredit fermement : « Au 4e trimestre, le prix du litre de lait a grimpé de 0,058 € . Pour faire un camembert, il faut deux litres de lait, soit + 0,16 €. Comment expliquer des hausses de 0,55 € en un mois ? » interrogent les auteurs de l'enquête. On aimerait bien aussi le savoir.

* Auchan, Carrefour, Intermarché, Hyper-U et Leclerc.
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[La Babole - Blog Officiel © Céno]- La Babole est une petite bonne femme de Haute Savoie qui donne son avis sur tout... Illustrations simples avec un humour décalé, un tantinet provocateur... Et ce blog, pour que vous puissiez réagir !
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