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Mardi 08 Avril 2008
(Source : AFP)

Le président français Nicolas Sarkozy a lié mardi sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin à un dialogue entre Pékin et le dalaï lama, alors que son gouvernement était attaqué pour le fiasco du passage de la flamme olympique la veille à Paris.

"C'était un spectacle un peu triste pour chacun", a déclaré M. Sarkozy, au sujet des manifestations qui ont marqué le passage de la flamme.

Le chef de l'Etat, qui n'a pas exclu de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO, en a profité pour appeler de nouveau à une reprise du dialogue entre la Chine et le chef spirituel tibétain, comme il l'avait déjà fait le 25 mars.

La Babole - Chine, Tibet, Flamme et Jeux Olympiques

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"La France fera tout pour que ce dialogue reprenne (...) il y a encore quelques mois, il n'y a pas de temps à perdre", a-t-il dit lors d'un déplacement en province.

"C'est en fonction de la reprise de ce dialogue que je déterminerai des conditions de notre participation" à la cérémonie d'ouverture des JO, le 8 août, a affirmé M. Sarkozy, qui assurera à cette époque la présidence tournante de l'Union européenne.

Son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a été plus direct sur l'impact des manifestations de lundi.

"Ce qui s'est passé hier complique sa tâche", a dit M. Kouchner à propos de M. Sarkozy et de sa volonté de voir Pékin dialoguer avec le dalaï lama.

MM. Sarkozy et Kouchner se sont livrés à un difficile exercice d'équilibre à propos des manifestations pro-Tibet.

Le chef de l'Etat a dit comprendre que "les autorités chinoises aient été blessées par ce qui s'est passé", mais il a estimé "tout à fait normal dans une démocratie" que les gens manifestent.

M. Kouchner, qui fut lui même un militant actif de la cause tibétaine, a assuré "comprendre" les motivations des manifestants. "Comme c'est mon combat, je ne peux le condamner", a-t-il dit.

L'ensemble de la presse relevait le "fiasco" provoqué par les militants des droits de l'Homme et les manifestants pro-Tibet qui ont réussi à écourter le parcours de la flamme malgré une très forte mobilisation policière.

Le gouvernement était attaqué tant pour la rudesse avec laquelle les policiers ont maîtrisé des militants pro-Tibet, que pour l'incapacité à éviter en fin de compte que la journée ne sombre dans le chaos.

"Les pouvoirs publics ont été débordés", résumait le quotidien de droite Le Figaro.

"Le fait marquant du jour est (...) l'interdiction musclée de tous les drapeaux tibétains présents sur le passage", a lancé pour sa part le député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, jugeant qu'il s'agissait d'"un jour noir pour les droits de l'Homme!".

Même opinion de la part d'un député de la majorité présidentielle, Jean-Christophe Lagarde.

"Que des atteintes à la liberté d'expression soient courantes dans un pays comme la Chine n'est point surprenant, vous comprendrez notre indignation à voir de telles actions s'opérer dans la capitale de la patrie des droits de l'Homme", a lancé M. Lagarde à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie dans un courrier.

Les policiers ont "très bien fait leur travail", s'est défendue Mme Alliot-Marie.

"Ce qui est important pour nous, c'est qu'il n'y a pas eu de blessé grave", a ajouté une porte-parole de la préfecture de police, qui a souligné que la police avait eu "les plus grandes difficultés à négocier tout au long de cette manifestation" avec les organisateurs chinois.

Les autorités chinoises, par la voix du n°2 de l'ambassade à Paris, Qu Xing, ont nié tout "fiasco" et en se félicitant que "la police française (ait) fait de son mieux pour maintenir l'ordre", mais la presse officielle de Pékin était elle très critique.

"La France n'a pas bien protégé la flamme sacrée", titrait mardi le Global Times, filiale du Quotidien du peuple, dénonçant "l'incompétence de la police de Paris" et "une honte" pour la France.

Lundi 24 Mars 2008

La Babole - Appel à la retenue au Tibet par Nicolas Sarkozy

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(Source : AFP)

Le président Nicolas Sarkozy a adressé à son homologue chinois Hu Jintao un message appelant à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet", a annoncé lundi l'Elysée.

"Le président de la République appelle à la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet. Il a adressé un message au président Hu Jintao lui faisant part de sa profonde émotion à la suite des événements tragiques récents", a affirmé la présidence française dans un communiqué.

"Le président de la République émet le voeu que le dialogue engagé depuis plusieurs années entre les autorités chinoises et les représentants du Dalai-Lama reprenne rapidement et s'approfondisse, afin que tous les Tibétains se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle et spirituelle au sein de la République Populaire de Chine", poursuit le texte.

"Le président de la République a exprimé la disponibilité de la France à faciliter cette reprise du dialogue, dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois", a conclu l'Elysée.

La Chine a sévèrement réprimé la semaine dernière des manifestations au Tibet et dans les régions chinoises voisines. Cette répression s'est soldée par "environ 130 morts", selon le gouvernement tibétain en exil, alors que Pékin a affirmé que les émeutes avaient fait 19 morts, dont 18 civils "innocents" et un policier.


L'info comparative...

Source AFP : Tibet: environ 130 morts confirmés, selon le gouvernement tibétain en exil

DHARAMSALA (Inde) - Environ 130 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé lundi à Dharamsala (Inde) le gouvernement tibétain en exil.

"Ce chiffre provient de nos sources au Tibet. Le chiffre vérifiable est d'environ 130 dans tout le Tibet", a déclaré à l'AFP le Premier ministre Samdhong Rinpoche, à Dharamsala, où vit le dalaï lama, le chef spirituel des tibétains.

Ce bilan est supérieur aux 99 morts annoncés la semaine dernière par le gouvernement tibétain en exil.

La Chine a fourni d'autres chiffres.

Selon le dernier bilan officiel de Pékin, les émeutes ont fait 19 morts, dont 18 civils "innocents" et un policier.

Ces informations sont difficilement vérifiables, en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l'accès au Tibet et aux provinces limitrophes.

Les manifestations ont commencé le 10 mars à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. Le 14 mars, des émeutes ont éclaté à Lhassa avant de se propager dans les provinces voisines à fortes minorités tibétaines.

Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d'avoir fomenté ces troubles afin de "saboter" les jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août, affirmations rejetées par le chef religieux.

Le dalaï lama n'a cessé de s'opposer à la violence, et de réclamer plus d'autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l'indépendance.


Source Le Quotidien du Peuple (version Française) : "Des touristes étrangers : des émeutiers de Lhassa sont insensés"

Des touristes étrangers qui étaient à Lhassa lundi 17 mars après l'émeute, ont dit que les émeutiers étaient insensés et plusieurs ont dit qu'ils étaient obligés de raccourcir leurs plans de voyage.

Un monsieur en provenance de Suède, qui a laissé son nom : Janne, a dit que la situation est sans danger maintenant. Mais il a rappelé que les émeutiers qui s'étaient engagés dans des sabotages brutaux, étaient, semble-t-il, insensés.

« Il s'est produit une émeute soudaine. Des gens ont commencé à casser des fenêtres, brûlé des voitures, incendié des magasins et ils sont devenus plus agressifs », a dit Janne. Il mangeait dans un restaurant chinois dans la Rue Est Beijing, quand l'émeute a éclaté.

Ce Suédois, dans la quarantaine d'années, a fait du tourisme à bicyclette dans la Région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, au cours de ces quatre mois écoulés et séjournait à l'Hôtel de Jeunesse internationale Phuncor Khasan. « Quand je suis retourné à l'hôtel, le manager de l'hôtel m'a dit que je ne devrais plus sortir», a dit Janne.

En évoquant la nuit où il s'était produit l'émeute, Janne a dit que les émeutiers portaient des couteaux, des barres de fer et des sacs à dos remplis de pierres. « Bien sûr, ils étaient bien organisés ».

Il a dit qu'il avait vu des gens chassés et grièvement blessés par des émeutiers.

« La plupart des gens engagés dans l'incendie criminel étaient des jeunes hommes et femmes », a-t-il dit.

Il a dit qu'il avait vu un monsieur ressemblant à un Canadien qui essayait de protéger une des victimes contre des coups de poing d'émeutiers. Ces derniers ont alors reculé et ce monsieur a escorté la victime jusque dans une cour.

Il a dit qu'il n'avait vu aucun conflit entre la police et les émeutiers ce jour-là. « J'ai vu certains reportages, mais la description de reportages ne correspondait pas ce que j'ai vu », a-t-il dit.

Quand on lui a demandé son plan de voyage, il a dit qu'il devrait séjourner pendant deux ou trois semaines avant d'aller au Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. « Je crois que la situation à Lhassa est stable maintenant. Des gens font des achats aux supermarchés.Enfin, l'émeute s'est passée », a-t-il dit.

Un touriste américain, qui était à l'Hôtel Yak lundi 17 mars, s'est rappelé, disant que des « moines ont jeté des pierres et cela n'a pas de sens, pas du tout ».

Cet homme, ayant requis l'anonymat, a dit qu'il séjournait dans l'Hôtel Snowland, un établissement à capitaux étrangers, situé non loin de l'endroit où ont eu lieu des troubles. La police locale lui a demandé, après, de quitter cet hôtel et d'être logé dans un autre hôtel jugé plus sûr.

« Je pense que la situation est maintenant sous contrôle », a-t-il dit, ajoutant que le gouvernement devra continuer à déployer la police dans les rues pour assurer la sécurité et ouvrira davantage de marchés.

Doje Cezhug, maire de Lhassa, capitale de la Région autonome du Tibet, a dit à Xinhua lundi 17 mars que la situation est revenue à la normale à Lhassa.

Jusqu'à lundi, le trafic a repris dans les principales rues de Lhassa. Les organes gouvernementaux, des magasins, des écoles et des marchés aux produits agricoles ont ouvert normalement.

La vie reprend son cours normal dans cette ville progressivement et plusieurs touristes ont dit à Xinhua lundi qu'ils devraient raccourcir leurs plans de tourisme à cause de l'émeute.

Quatre touristes de Hong Kong, qui étaient dans le même hôtel que Janne lundi, ont requis l'anonymat. Ils ont dit qu'ils partiront mardi. Un touriste japonais qui a donné son nom Oguma Kenichi, a dit à Xinhua qu'il comptait partir aussi.

Ju Jianhua, directeur du Bureau des Affaires étrangères de la Région autonome, a dit que les départements de l'aviation civile, du chemin de fer et de routes de la localité fourniront des commodités aux touristes étrangers voulant partir de la ville.

Ce bureau a suspendu l'émission de permis de voyage aux étrangers, après la violence, comme une mesure de sécurité.
Lundi 11 Février 2008

La Babole - Ratification du traité européen de Lisbonne par la France

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(Source : AFP)

En chute libre dans les sondages, Nicolas Sarkozy a tenté dimanche soir de redorer son blason présidentiel en se prévalant, lors d'une brève allocution télévisée, d'un "succès" du traité de Lisbonne grâce auquel "la France est de retour en Europe".

S'exprimant durant cinq minutes depuis l'Elysée, juste avant de s'envoler pour la Guyane, le président de la République s'est félicité que le Parlement ait autorisé l'exécutif, dans la nuit de jeudi à vendredi, à ratifier le traité européen.

Selon l'Elysée, cette ratification sera effective une fois publiée, jeudi 14 février, au Journal officiel. La France sera le premier pays fondateur de l'Europe à donner son accord au traité, 21 mois après le non des Français qui avait scellé le sort du projet de Constitution européenne.

"Par ce succès, car c'est un succès, la France est de retour en Europe", a affirmé le chef de l'Etat. "Elle y a retrouvé son influence, sa capacité à faire valoir son point de vue, ses valeurs et le rôle moteur qui avait toujours été le sien par le passé".

Il a souhaité que la France "donne l'exemple" et "qu'elle soit de nouveau en Europe une force de proposition et d'entraînement".

Cette allocution, annoncée seulement dans l'après-midi par l'Elysée, est intervenue au terme d'un week-end mouvementé dans le fief sarkozyste de Neuilly-sur-Seine, et alors que plusieurs sondages ces dernières semaines ont marqué une forte baisse de la popularité du chef de l'Etat.

Alors que la gauche et les souverainistes de droite réclamaient un référendum, M. Sarkozy a justifié la ratification par voie parlementaire en affirmant notamment que "si cette condition n'avait pas été remplie, aucun accord n'aurait été possible".

"Pour convaincre tous nos partenaires d'accepter ce nouveau traité simplifié que nous leur proposions et qui n'était plus une Constitution, il fallait qu'en cas d'accord nous nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire", a-t-il dit en rappelant aussi son engagement de candidat à passer par le Parlement.

Alors que la France présidera l'UE au second semestre 2008, le chef de l'Etat a souhaité que cette période soit "l'occasion d'avancer" dans la voie d'une Europe "grande puissance".

"C'est dans cet esprit que je proposerai à nos partenaires comme priorité de travailler sur une stratégie de développement durable, une politique commune de l'immigration, une défense européenne et une refondation de la politique agricole", a-t-il insisté.

Enfin, il a plaidé pour que l'Europe puisse "parler de tout", notamment de la monnaie qui n'est "pas un sujet tabou".

"Maintenant, l'enjeu est de remettre de la politique en Europe, de ne plus abandonner l'Europe au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la décision et à la responsabilité politique", a déclaré le chef de l'Etat.

"Il faut pouvoir parler de tout comme dans n'importe quelle démocratie: de la monnaie qui n'est pas un sujet tabou, de la politique commerciale, de la politique industrielle, de la réciprocité en matière de concurrence ou des dérives du capitalisme financier", a-t-il ajouté.


Dimanche 03 Février 2008

La Babole - Nicolas Sarkozy s'est marié avec Carla Bruni




(Source : AFP)

Nicolas Sarkozy, 53 ans, et l'ex-mannequin italien Carla Bruni , 40 ans, se sont mariés samedi matin lors d'une cérémonie discrète à Paris, mettant ainsi fin aux spéculations et aux rumeurs cinq mois après le divorce du président français.

Premier président français à s'être marié en cours de mandat depuis Paul Doumergue en 1931, premier aussi de la Vè République à épouser une star du show-biz, Nicolas Sarkozy, dont c'est le troisième mariage, a choisi la tradition et la plus grande discrétion pour officialiser cette union.

"Madame Carla Bruni-Tedeschi et Monsieur Nicolas Sarkozy annoncent qu'ils se sont mariés ce matin en présence de leurs familles dans la plus stricte intimité", a simplement indiqué la présidence.

Le mariage a eu lieu au Palais présidentiel de l'Elysée et a été célébré par le maire du VIIIè arrondissement de Paris, François Lebel, qui a divulgué le premier l'information.

"J'ai marié deux électeurs du VIIIe qui habitent 55 rue du faubourg Saint Honoré", soit l'adresse du Palais présidentiel, a déclaré M. Lebel sur la radio Europe 1.

La cérémonie, qui a duré une vingtaine de minutes, s'est déroulée dans un salon du premier étage en présence d'une vingtaine de personnes, "la famille proche et quelques amis", a raconté le maire.

"La mariée était en blanc. Elle était ravissante, comme d'habitude" et le président était "en costume cravate comme il se doit dans n'importe quel mariage civil".

M. Lebel a trouvé les nouveaux mariés "émus et amoureux". "Il y a eu un échange d'alliances et la traditionnelle bise", a-t-il dit.

M. Sarkozy avait divorcé en octobre dernier de Cécilia Ciganer-Albeniz, après onze ans de mariage.

Premier divorcé élu à l'Elysée (il avait déjà connu un divorce), Nicolas Sarkozy, qui se présente comme l'homme de la "rupture" en politique, est le premier chef d'Etat français à avoir divorcé pendant son mandat.

L'ancienne Première Dame de France, Bernadette Chirac, a adressé ses "voeux de bonheur" aux époux, espérant que le "nouveau ménage" ne rencontrerait "pas trop de difficultés" et se disant "sûre qu'ils seront très complémentaires".

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni affichaient leur relation depuis mi-décembre. Ils l'avaient rendue publique en se laissant photographier à l'occasion d'une visite au parc Eurodisney, près de Paris, enclenchant aussitôt les rumeurs sur l'imminence d'un mariage.

Lors d'une conférence de presse le 8 janvier, le président français avait confirmé qu'un mariage était dans l'air, assurant qu'entre l'ex-mannequin et lui, c'était "du sérieux".

Interrogé sur la date de la cérémonie, il avait répondu aux journalistes : "Il y a de fortes chances que vous l'appreniez quand ce sera déjà fait". Ce qui a été effectivement le cas.

Le président et sa compagne se sont rendus ensemble en Egypte et en Jordanie lors de brèves vacances très médiatisées. Mais le statut de simple "compagne" de Carla Bruni posait de nombreux problèmes protocolaires pour les voyages officiels.

Carla Bruni n'avait ainsi pas accompagné M. Sarkozy lors d'une récente visite officielle en Inde.

M. Sarkozy a d'autre part enregistré une nette baisse de popularité dans les derniers sondages, qui indiquent qu'une majorité de Français, outre leur déception dans le domaine du pouvoir d'achat, reprochent au président d'avoir trop affiché sa vie privée.

Selon une dernière enquête, seuls 41% des Français lui font confiance, son taux le plus bas depuis son élection en mai 2007.

Nicolas Sarkozy est père de trois garçons, Pierre et Jean, nés de son premier mariage, et Louis, 10 ans, issu de son union avec Cécilia.

Carla Bruni a un fils, Aurélien, aujourd'hui âgé de 6 ans. Fille d'un riche industriel italien, elle s'est reconvertie avec succès dans la chanson après avoir mené une carrière internationale de mannequin pendant les années 1990.
Samedi 02 Février 2008

La Babole - du rififi au Modem de Lyon

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(Source : Le Monde)

Est-ce les prémisses de la rupture de Michel Mercier avec François Bayrou ? Christophe Geourjon, son fidèle lieutenant a décidé de démissionner de son poste de délégué départemental du Modem du Rhône. Désigné pour conduire les listes centristes à Lyon, M.Geourjon semble prêt à jeter l’éponge, trop en désaccord avec François Bayrou qui continue de réclamer une liste autonome aux élections municipales à Lyon. "Tous les sondages nous créditent de 8%, quel intérêt avons nous à vouloir à tout prix une autonomie qui nous laissera spéctateur de la vie politique au lieu de nous donner des élus. L’autonomie à tout prix ne constitue pas un projet politique pour une ville. Quand on est à 25% on peut espérer peser. A 8%, non. L’indépendance n’est pas une solution en soi" plaide-t-il. Christophe Geourjon cite en exemple, Grenoble, Dijon ou Bordeaux où des alliances claires et négociées ont été conclues, avec l’UMP ou le PS

Ces derniers jours M.Geourjon avait indiqué qu’il ne souhaitait plus présenter une liste au premier tour mais préférait entamer des discussions avec Gérard Collomb et Dominique Perben. Le candidat devait rencontrer le maire de Lyon, samedi 2 février. Las. Il n’ira pas au rendez-vous convenu, pas plus dit-il qu’il ne verra dans l’immédiat Dominique Perben. Le centriste estime que le maire de Lyon a déjà choisi les candidats du Modem qu’il voulait, ceux qui lui sont le plus proche. Il considère que le maire de Lyon ne laissera pas aux centristes l’autonomie souhaitée.

Depuis trois mois, le Modem du Rhône, sans stratégie, ni leader, n’a cessé de se déchirer entre militants de l’autonomie et partisans d’accords négociés, entre défenseurs de la ligne Bayrou et défenseurs  de la ligne Mercier, entre politique nationale et arrangements locaux, entre intérêt collectif et ambitions personnelles. A six semaines du scrutin, la formation de Michel Mercier est en miette.

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