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(Source : AFP)
"Le président de la République appelle à la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet. Il a adressé un message au président Hu Jintao lui faisant part de sa profonde émotion à la suite des événements tragiques récents", a affirmé la présidence française dans un communiqué.
"Le président de la République émet le voeu que le dialogue engagé depuis plusieurs années entre les autorités chinoises et les représentants du Dalai-Lama reprenne rapidement et s'approfondisse, afin que tous les Tibétains se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle et spirituelle au sein de la République Populaire de Chine", poursuit le texte.
"Le président de la République a exprimé la disponibilité de la France à faciliter cette reprise du dialogue, dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois", a conclu l'Elysée.
La Chine a sévèrement réprimé la semaine dernière des manifestations au Tibet et dans les régions chinoises voisines. Cette répression s'est soldée par "environ 130 morts", selon le gouvernement tibétain en exil, alors que Pékin a affirmé que les émeutes avaient fait 19 morts, dont 18 civils "innocents" et un policier.
Source AFP : Tibet: environ 130 morts confirmés, selon le gouvernement tibétain en exil
DHARAMSALA (Inde) - Environ 130 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé lundi à Dharamsala (Inde) le gouvernement tibétain en exil.
"Ce chiffre provient de nos sources au Tibet. Le chiffre vérifiable est d'environ 130 dans tout le Tibet", a déclaré à l'AFP le Premier ministre Samdhong Rinpoche, à Dharamsala, où vit le dalaï lama, le chef spirituel des tibétains.
Ce bilan est supérieur aux 99 morts annoncés la semaine dernière par le gouvernement tibétain en exil.
La Chine a fourni d'autres chiffres.
Selon le dernier bilan officiel de Pékin, les émeutes ont fait 19 morts, dont 18 civils "innocents" et un policier.
Ces informations sont difficilement vérifiables, en raison des restrictions imposées par Pékin aux journalistes pour l'accès au Tibet et aux provinces limitrophes.
Les manifestations ont commencé le 10 mars à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois. Le 14 mars, des émeutes ont éclaté à Lhassa avant de se propager dans les provinces voisines à fortes minorités tibétaines.
Les autorités chinoises accusent le dalaï lama d'avoir fomenté ces troubles afin de "saboter" les jeux Olympiques qui se dérouleront à Pékin en août, affirmations rejetées par le chef religieux.
Le dalaï lama n'a cessé de s'opposer à la violence, et de réclamer plus d'autonomie pour le Tibet au sein de la Chine, mais pas l'indépendance.
Source Le Quotidien du Peuple (version Française) : "Des touristes étrangers : des émeutiers de Lhassa sont insensés"
Des touristes étrangers qui étaient à Lhassa lundi 17 mars après l'émeute, ont dit que les émeutiers étaient insensés et plusieurs ont dit qu'ils étaient obligés de raccourcir leurs plans de voyage.Un monsieur en provenance de Suède, qui a laissé son nom : Janne, a dit que la situation est sans danger maintenant. Mais il a rappelé que les émeutiers qui s'étaient engagés dans des sabotages brutaux, étaient, semble-t-il, insensés.
« Il s'est produit une émeute soudaine. Des gens ont commencé à casser des fenêtres, brûlé des voitures, incendié des magasins et ils sont devenus plus agressifs », a dit Janne. Il mangeait dans un restaurant chinois dans la Rue Est Beijing, quand l'émeute a éclaté.
Ce Suédois, dans la quarantaine d'années, a fait du tourisme à bicyclette dans la Région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, au cours de ces quatre mois écoulés et séjournait à l'Hôtel de Jeunesse internationale Phuncor Khasan. « Quand je suis retourné à l'hôtel, le manager de l'hôtel m'a dit que je ne devrais plus sortir», a dit Janne.
En évoquant la nuit où il s'était produit l'émeute, Janne a dit que les émeutiers portaient des couteaux, des barres de fer et des sacs à dos remplis de pierres. « Bien sûr, ils étaient bien organisés ».
Il a dit qu'il avait vu des gens chassés et grièvement blessés par des émeutiers.
« La plupart des gens engagés dans l'incendie criminel étaient des jeunes hommes et femmes », a-t-il dit.
Il a dit qu'il avait vu un monsieur ressemblant à un Canadien qui essayait de protéger une des victimes contre des coups de poing d'émeutiers. Ces derniers ont alors reculé et ce monsieur a escorté la victime jusque dans une cour.
Il a dit qu'il n'avait vu aucun conflit entre la police et les émeutiers ce jour-là. « J'ai vu certains reportages, mais la description de reportages ne correspondait pas ce que j'ai vu », a-t-il dit.
Quand on lui a demandé son plan de voyage, il a dit qu'il devrait séjourner pendant deux ou trois semaines avant d'aller au Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. « Je crois que la situation à Lhassa est stable maintenant. Des gens font des achats aux supermarchés.Enfin, l'émeute s'est passée », a-t-il dit.
Un touriste américain, qui était à l'Hôtel Yak lundi 17 mars, s'est rappelé, disant que des « moines ont jeté des pierres et cela n'a pas de sens, pas du tout ».
Cet homme, ayant requis l'anonymat, a dit qu'il séjournait dans l'Hôtel Snowland, un établissement à capitaux étrangers, situé non loin de l'endroit où ont eu lieu des troubles. La police locale lui a demandé, après, de quitter cet hôtel et d'être logé dans un autre hôtel jugé plus sûr.
« Je pense que la situation est maintenant sous contrôle », a-t-il dit, ajoutant que le gouvernement devra continuer à déployer la police dans les rues pour assurer la sécurité et ouvrira davantage de marchés.
Doje Cezhug, maire de Lhassa, capitale de la Région autonome du Tibet, a dit à Xinhua lundi 17 mars que la situation est revenue à la normale à Lhassa.
Jusqu'à lundi, le trafic a repris dans les principales rues de Lhassa. Les organes gouvernementaux, des magasins, des écoles et des marchés aux produits agricoles ont ouvert normalement.
La vie reprend son cours normal dans cette ville progressivement et plusieurs touristes ont dit à Xinhua lundi qu'ils devraient raccourcir leurs plans de tourisme à cause de l'émeute.
Quatre touristes de Hong Kong, qui étaient dans le même hôtel que Janne lundi, ont requis l'anonymat. Ils ont dit qu'ils partiront mardi. Un touriste japonais qui a donné son nom Oguma Kenichi, a dit à Xinhua qu'il comptait partir aussi.
Ju Jianhua, directeur du Bureau des Affaires étrangères de la Région autonome, a dit que les départements de l'aviation civile, du chemin de fer et de routes de la localité fourniront des commodités aux touristes étrangers voulant partir de la ville.
Ce bureau a suspendu l'émission de permis de voyage aux étrangers, après la violence, comme une mesure de sécurité.

