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(Source : AFP)
Le collectif "obésité: protégeons nos enfants", qui regroupe six associations, dont les deux principales associations de parents d'élèves et l'UFC-Que Choisir, s'est félicité du "lancement d'une véritable politique de lutte contre l'obésité infantile".
Dressant devant la presse un bilan du Plan national nutrition santé (PNNS), Mme Bachelot a relevé que la politique de prévention "porte quelques fruits", avec "un ralentissement" de la progression de l'obésité chez les enfants".
"On ne peut pas s'en contenter", a commenté Mme Bachelot, estimant que les taux de surpoids et d'obésité ne sont "pas acceptables", d'autant qu'ils restent plus marqués chez les enfants issus de milieux défavorisés.
Selon les derniers chiffres disponibles, 3,5% des enfants de 3 à 17 ans souffrent d'obésité et 14,3% de surpoids, tandis que l'obésité concerne 16,9% des adultes et le surpoids 32,4%.
La ministre a présenté pour 2008 quatre mesures en matière de nutrition et de lutte contre l'obésité, en écho aux demandes du collectif "obésité: protégeons nos enfants".
Une réunion de concertation sur la publicité télévisée dans les programmes jeunesse sera organisée début mars avec pour objectif la suppression de la publicité pour certains produits alimentaires pendant les tranches destinées aux enfants d'ici avril.
"Je vais dans un premier temps faire appel au sens de l'autodiscipline", a indiqué Mme Bachelot qui attend des "engagements volontaires" des professionels.
En cas d'échec de cette phase volontariste, qui sera évaluée en mai, "je proposerai des mesures législatives d'interdiction", a-t-elle ajouté.
Sur le même principe, la ministre souhaite obtenir le retrait des confiseries et sucreries aux caisses des magasins. Une réunion avec les industriels et les représentants du commerce et de la distribution se tiendra courant février, "avec l'objectif d'un retrait effectif en juin".
Mme Bachelot a également annoncé des mesures en direction de la restauration scolaire, afin de faire appliquer règlementairement, pour la prochaine rentrée, les recommandations nutritionnelles dans les cantines.
Un Observatoire de la qualité alimentaire (Oqali) sera par ailleurs mis en place.
Un représentant de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, Olivier Andrault s'est félicité "de l'ambition des mesures présentées".
La ministre a enfin présenté une première évaluation des messages sanitaires accompagnant depuis mars les publicités alimentaires. Ces messages sont accueillis favorablement par 87% des Français et bien mémorisés, notamment par les enfants, le message relatif à la consommation quotidienne de 5 fruits et légumes étant le plus spontanément cité.
Mais on peut craindre, a noté Mme Bachelot, que si les enfants ont mémorisé le message sanitaire, ils aient aussi mémorisé le message publicitaire.
47% des 8-14 ans interrogés dans le cadre de cette enquête disent d'ailleurs que les publicités qu'ils regardent leur donnent envie de manger ou de boire. 62% demandent à leurs parents d'acheter les produits dont ils ont vu la promotion à la télévision... et 91% déclarent les obtenir.
Commentaires
Dédà il faut que les parents s'éduquent avant toutes choses . Si ils ne remplissent pas pas les placards de sucreries et autres gâteaux et barres chocolat , les enfants ne seraient pas tentés . Et il ya des règles à leur apprendre, comme ne pas se servir sans autorisations , et ne pas choisir leur goutés eux-mêmes ! Et surtout , la cuisine .... de nos jours les gens achètent tout prêt, et les gamins ne savent même plus ce qu'est une courgette ou une carotte !!!! Alors je crois qu'il faut déjà faire campagne pour éduquer les parents en premier lieu .
+1 avec Manue
Mes enfants même lorsqu'ils sont seuls à la maison ne grignottent pas.
Je leur ai appris très tôt qu'on mange à table et aux heures des repas, pour le gôuter, un fruit un yaourt et un morceau de pain, au pire une crêpe ou un gâteau maison.
Ce qui me fait hurler de rire c'est la suppression des sucreries aux caisses, les adultes n'ont pas à céder si l'enfant demande,ce dernier apprend très vite que ce n'est pas la peine d'insister.
Je vois cette dernière mesure comme une nouvelle "déresponsabilisation" des parents ce n'est pas de leur faute c'est celle de la pub....
Au fait la Babole, merci pour le tuyau sur l'emploi des personnes handicapés, mon ancien cabinet a trouvé son bonheur.....
Euh...coment dire...d'une manière générale je suis pour suprimer carément la télé!
Ais-je répondu clairement à la question?
@ Cécile, @ Manue, @ Krys : entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne (encore une fois) l'éducation des gamins... C'est d'ailleurs un peu ce qui est dénoncé dans le dessin ! En même temps, les statistiques montrent que 91 % des enfants obtiennent ce qu'ils veulent de leurs parents (en ce qui concerne les sucreries et consors qui passent lors des coupures pub)...
Déja, si possible, pas de courses avec les enfants, c'est mieux.
pour faire la cuisine, c'est pas toujours facile lorsque les 2 parents travaillent et on aurait tendance à ceder à la facilité avec les produits deja préparé. Bon chez nous, même si tout n'est pas parfait on a mis une croix definitive sur les rayons confiseries et gateaux préparés.
@ Cécile : je n'avais pas fait attention à la dernière phrase de ton commentaire concernant l'emploi dans ton cabinet... Si ça a marché, c'est le principal... comme quoi, le partage de réseaux ;-)
Les miens viennent souvent avec moi. On regarde, on apprend à lire les prix, à choisir les produits, à peser (comme l'a dit La Babole), on nomme les fruits, les légumes et on apprend au fil des semaines à ne pas réclamer, et la dernière chose, quand maman dit non, on ne fait pas de caprices !!!
enfin si ça pouvait être vrai. mais c'est pas demain la veille à mon avis.
trop d'argent en jeu, pour tout le monde, y comprit l'état et sa TVA.
tous obèses dans 50 ans

