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(Source : REUTERS)
Ni vainqueur, ni vaincu: la France a accepté lundi de tout faire pour parvenir à un déficit zéro dès 2010 si la croissance économique le permet, ce qui a suffi à éviter une crise avec ses partenaires européens.
Les ministres des Finances de l'Eurogroupe se sont réunis pour examiner le programme de stabilité de la France, l'un des cancres de la zone euro en matière d'assainissement des finances publiques, dans une atmosphère tendue, mais sans plus.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a voulu marquer l'importance du moment par sa présence - événement rare - à la réunion des "grands argentiers".
Dans sa proposition de recommandation présentée à l'Eurogroupe et qui sera officiellement adoptée mardi par les ministres des Finances des Vingt-Sept, la Commission a rappelé à la France qu'elle s'était engagée en avril 2007 à parvenir à un déficit nul en 2010, alors que le programme de stabilité actualisé présenté par la France privilégie la date de 2012.
L'exécutif européen estime que l'hypothèse de croissance économique retenue par la France pour 2008, qui est de 2,25% pour 2008 et de 2,5% ensuite jusqu'en 2012, est "favorable", puisque les autorités européennes ont déjà annoncé que leur propre prévision - 2% en 2008 - serait revue à la baisse.
L'exécutif européen estime que la France n'est pas à l'abri d'un nouveau dépassement de la limite des 3% avec un déficit prévu en 2008 était proche de la limite, à 2,4%.
RESPECT DES RÈGLES
La plupart des pays, dont l'Allemagne qui a assaini ses comptes, ont appuyé la proposition de la Commission et ont rappelé l'engagement pris par le gouvernement de Dominique de Villepin à Berlin en 2007 de parvenir à un déficit zéro en 2010.
"La confiance des citoyens envers l'Europe grandira si toutes les règles que nous avons acceptées sont respectées par tous les pays, les petits comme les grands", a souligné le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, qui estime que la France n'a aucune excuse à faire valoir pour rater 2010.
Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbruck, a appelé au respect des règles du pacte de stabilité de l'euro.
"Nous avons adopté un engagement en avril de l'année dernière à Berlin selon lequel les grands pays en particulier devraient parvenir à l'objectif à moyen terme (d'un budget équilibré) en 2010", a-t-il déclaré à son arrivée à Bruxelles.
Mais la France estime que l'affaiblissement de la croissance, notamment à cause de la crise américaine du crédit, oblige à revoir les ambitions à la baisse et privilégie l'assainissement des comptes de la France en 2012 seulement.
A l'arrivée, les deux camps ont trouvé un compromis qui leur permet de clamer que leur point de vue a été pris en compte.
"Ça me parait un accord équilibré", a déclaré la ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde.
Ses partenaires ont insisté sur le fait que l'accord de Berlin restait un engagement reconnu par tous.
"Nous avons exprimé l'avis, unanimement partagé, que la France doit renforcer sa consolidation budgétaire et la réduction de son niveau de dette, ceci à travers d'une exécution très stricte de son budget pour l'année 2008 de façon à pouvoir assurer une marge de manoeuvre suffisante par rapport au critère des 3% de déficit et de faire en sorte d'atteindre l'objectif à moyen terme en 2010 si les conditions cycliques le permettent", a expliqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
SURSIS JUSQU'EN 2010
Les mots "si les conditions cycliques le permettent", qui figuraient tels quels dans l'accord conclu à Berlin en avril 2007, sont cruciaux: la France n'a jamais rien dit d'autre, mais ses partenaires européens les omettaient jusqu'ici.
Lagarde a donc pu approuver ce texte.
"On verra ce que les conditions cycliques nous réservent", a-t-elle simplement dit lors d'une conférence de presse.
Même les plus radicaux, comme le ministre néerlandais des Finances Wouter Bos, se ont déclarés ravis.
"Nous avons vu un ministre français faisant preuve d'une attitude très constructive", a-t-il dit. "Nous avons reconfirmé les règles du jeu comme elles ont été acceptées à Berlin."
Ce compromis prouve que personne ne voulait ouvrir une crise avec la France au moment où l'UE sort à peine d'une longue période de léthargie après le "non" français à la Constitution.
Les partenaires de la France veulent également encourager le programme de réformes engagées par le gouvernement et dont Juncker a fait un éloge appuyé lors de sa conférence de presse.
"Nous tenons beaucoup à dire que nous apprécions le train de réformes structurelles que la France est en train d'adopter ou a adopté", a expliqué le faiseur de compromis de l'UE.
La France a dès lors gagné au moins un sursis jusqu'en 2010, même si le débat rebondira sans doute dans deux ans.
"Le moment venu, il nous appartiendra d'évaluer, si jamais la France n'était pas au rendez-vous (de 2010) si les conditions cycliques permettaient ou non à la France d'y être", a ajouté Juncker en admettant que "les conditions économiques (...) sont moins favorables que ce qu'elles étaient en 2007."
Les ministres des Finances de l'Eurogroupe se sont réunis pour examiner le programme de stabilité de la France, l'un des cancres de la zone euro en matière d'assainissement des finances publiques, dans une atmosphère tendue, mais sans plus.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a voulu marquer l'importance du moment par sa présence - événement rare - à la réunion des "grands argentiers".
Dans sa proposition de recommandation présentée à l'Eurogroupe et qui sera officiellement adoptée mardi par les ministres des Finances des Vingt-Sept, la Commission a rappelé à la France qu'elle s'était engagée en avril 2007 à parvenir à un déficit nul en 2010, alors que le programme de stabilité actualisé présenté par la France privilégie la date de 2012.
L'exécutif européen estime que l'hypothèse de croissance économique retenue par la France pour 2008, qui est de 2,25% pour 2008 et de 2,5% ensuite jusqu'en 2012, est "favorable", puisque les autorités européennes ont déjà annoncé que leur propre prévision - 2% en 2008 - serait revue à la baisse.
L'exécutif européen estime que la France n'est pas à l'abri d'un nouveau dépassement de la limite des 3% avec un déficit prévu en 2008 était proche de la limite, à 2,4%.
RESPECT DES RÈGLES
La plupart des pays, dont l'Allemagne qui a assaini ses comptes, ont appuyé la proposition de la Commission et ont rappelé l'engagement pris par le gouvernement de Dominique de Villepin à Berlin en 2007 de parvenir à un déficit zéro en 2010.
"La confiance des citoyens envers l'Europe grandira si toutes les règles que nous avons acceptées sont respectées par tous les pays, les petits comme les grands", a souligné le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, qui estime que la France n'a aucune excuse à faire valoir pour rater 2010.
Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbruck, a appelé au respect des règles du pacte de stabilité de l'euro.
"Nous avons adopté un engagement en avril de l'année dernière à Berlin selon lequel les grands pays en particulier devraient parvenir à l'objectif à moyen terme (d'un budget équilibré) en 2010", a-t-il déclaré à son arrivée à Bruxelles.
Mais la France estime que l'affaiblissement de la croissance, notamment à cause de la crise américaine du crédit, oblige à revoir les ambitions à la baisse et privilégie l'assainissement des comptes de la France en 2012 seulement.
A l'arrivée, les deux camps ont trouvé un compromis qui leur permet de clamer que leur point de vue a été pris en compte.
"Ça me parait un accord équilibré", a déclaré la ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde.
Ses partenaires ont insisté sur le fait que l'accord de Berlin restait un engagement reconnu par tous.
"Nous avons exprimé l'avis, unanimement partagé, que la France doit renforcer sa consolidation budgétaire et la réduction de son niveau de dette, ceci à travers d'une exécution très stricte de son budget pour l'année 2008 de façon à pouvoir assurer une marge de manoeuvre suffisante par rapport au critère des 3% de déficit et de faire en sorte d'atteindre l'objectif à moyen terme en 2010 si les conditions cycliques le permettent", a expliqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
SURSIS JUSQU'EN 2010
Les mots "si les conditions cycliques le permettent", qui figuraient tels quels dans l'accord conclu à Berlin en avril 2007, sont cruciaux: la France n'a jamais rien dit d'autre, mais ses partenaires européens les omettaient jusqu'ici.
Lagarde a donc pu approuver ce texte.
"On verra ce que les conditions cycliques nous réservent", a-t-elle simplement dit lors d'une conférence de presse.
Même les plus radicaux, comme le ministre néerlandais des Finances Wouter Bos, se ont déclarés ravis.
"Nous avons vu un ministre français faisant preuve d'une attitude très constructive", a-t-il dit. "Nous avons reconfirmé les règles du jeu comme elles ont été acceptées à Berlin."
Ce compromis prouve que personne ne voulait ouvrir une crise avec la France au moment où l'UE sort à peine d'une longue période de léthargie après le "non" français à la Constitution.
Les partenaires de la France veulent également encourager le programme de réformes engagées par le gouvernement et dont Juncker a fait un éloge appuyé lors de sa conférence de presse.
"Nous tenons beaucoup à dire que nous apprécions le train de réformes structurelles que la France est en train d'adopter ou a adopté", a expliqué le faiseur de compromis de l'UE.
La France a dès lors gagné au moins un sursis jusqu'en 2010, même si le débat rebondira sans doute dans deux ans.
"Le moment venu, il nous appartiendra d'évaluer, si jamais la France n'était pas au rendez-vous (de 2010) si les conditions cycliques permettaient ou non à la France d'y être", a ajouté Juncker en admettant que "les conditions économiques (...) sont moins favorables que ce qu'elles étaient en 2007."
publié par Céno dans: Economie

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(Source AFP)
L'attribution des droits TV du Championnat de France de football mercredi soir a permis à la Ligue 1 d'accroître sa valeur, à son président de conforter ses positions, à Canal Plus de conserver l'essentiel de son produit à moindre coût, et à Orange de s'affirmer comme un nouvel acteur ambitieux.
La LFP a cédé les droits audiovisuels de la L1 pour 668 millions d'euros: 465 millions payés par Canal Plus et 203 déboursés par Orange. Le seul grand perdant de l'opération est France Télévisions, privée de championnat.
. Frédéric Thiriez conforté
Il y a peu de temps, beaucoup le donnaient perdant. Mais le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez, qui jouait gros dans ces négociations, a réussi un véritable tour de force. Dans un contexte marqué par une concurrence très relative malgré l'émergence de l'opérateur de téléphonie Orange, beaucoup d'analystes avaient prédit une baisse de droits. Or, il n'en a rien été. Thiriez s'est surtout imposé comme un patron solide, capable d'imposer ses décisions. Selon une source proche du dossier, Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, voulait poursuivre les négociations jeudi soir pour obtenir encore plus. Mais le président de la LFP s'y est refusé.
. Canal Plus s'en sort bien
Les dirigeants de la chaîne cryptée avaient annoncé leurs intentions: plus question de verser 600 millions d'euros par an (prix payé par la chaîne pour 2005-2008) pour un produit qu'ils estimaient moins attractif. La maison mère Vivendi avait demandé aux dirigeants de la chaîne une économie de "20%" sur ces droits TV. En déboursant 465 millions d'euros par an, soit 135 millions d'euros de moins que leur facture actuelle, ils ont atteint leur objectif malgré la concurrence d'Orange. La chaîne conserve au final la quasi-totalité de son produit, pour moins cher.
. Orange, futur rival de poids de Canal Plus
En raflant 3 lots sur les 12 mis en vente, avec notamment le match du samedi soir, l'opérateur de téléphonie s'est octroyé une petite part supplémentaire du gâteau (Orange possédait déjà les droits Mobile, ndlr). Mais, selon une source proche du dossier, elle a failli surprendre la chaîne cryptée sur un autre lot. Orange, qui a investi 203 millions d'euros, confirme son intérêt grandissant pour les droits TV du football. "Cela paraît clair qu'en 2012, si Orange continue dans cette stratégie, il devrait être un concurrent bien plus gênant pour Canal Plus", a estimé une source proche du dossier.
. France Télévisions, le grand perdant
La télévision publique a perdu le seul ticket d'entrée qu'elle avait dans le Championnat de France, son magazine dominical "France 2 Foot", au profit de Canal Plus. Il lui reste certes les droits pour la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, mais ces deux compétitions n'ont pas les mêmes retombées et le même intérêt que la L1. "Le constat est incontournable: pour la première fois depuis 31 ans, le compte rendu hebdomadaire des championnats de première et deuxième divisions n'est plus d'accès gratuit, s'est insurgé le directeur des sports de France Télévisions, M. Bilalian. C'est donc la privatisation totale des championnats de première et deuxième divisions."
Mais France Télévisions désirait-elle réellement conserver son magazine ou en avait-elle les moyens? Selon une source proche du dossier, elle n'aurait proposé que 12,5 millions d'euros par an pour un produit acheté l'année dernière à 24,5 millions d'euros. Canal Plus, avec 35 millions d'euros sur la table, ne lui a laissé aucune chance.
L'attribution des droits TV du Championnat de France de football mercredi soir a permis à la Ligue 1 d'accroître sa valeur, à son président de conforter ses positions, à Canal Plus de conserver l'essentiel de son produit à moindre coût, et à Orange de s'affirmer comme un nouvel acteur ambitieux.
La LFP a cédé les droits audiovisuels de la L1 pour 668 millions d'euros: 465 millions payés par Canal Plus et 203 déboursés par Orange. Le seul grand perdant de l'opération est France Télévisions, privée de championnat.
. Frédéric Thiriez conforté
Il y a peu de temps, beaucoup le donnaient perdant. Mais le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez, qui jouait gros dans ces négociations, a réussi un véritable tour de force. Dans un contexte marqué par une concurrence très relative malgré l'émergence de l'opérateur de téléphonie Orange, beaucoup d'analystes avaient prédit une baisse de droits. Or, il n'en a rien été. Thiriez s'est surtout imposé comme un patron solide, capable d'imposer ses décisions. Selon une source proche du dossier, Jean-Michel Aulas, le président lyonnais, voulait poursuivre les négociations jeudi soir pour obtenir encore plus. Mais le président de la LFP s'y est refusé.
. Canal Plus s'en sort bien
Les dirigeants de la chaîne cryptée avaient annoncé leurs intentions: plus question de verser 600 millions d'euros par an (prix payé par la chaîne pour 2005-2008) pour un produit qu'ils estimaient moins attractif. La maison mère Vivendi avait demandé aux dirigeants de la chaîne une économie de "20%" sur ces droits TV. En déboursant 465 millions d'euros par an, soit 135 millions d'euros de moins que leur facture actuelle, ils ont atteint leur objectif malgré la concurrence d'Orange. La chaîne conserve au final la quasi-totalité de son produit, pour moins cher.
. Orange, futur rival de poids de Canal Plus
En raflant 3 lots sur les 12 mis en vente, avec notamment le match du samedi soir, l'opérateur de téléphonie s'est octroyé une petite part supplémentaire du gâteau (Orange possédait déjà les droits Mobile, ndlr). Mais, selon une source proche du dossier, elle a failli surprendre la chaîne cryptée sur un autre lot. Orange, qui a investi 203 millions d'euros, confirme son intérêt grandissant pour les droits TV du football. "Cela paraît clair qu'en 2012, si Orange continue dans cette stratégie, il devrait être un concurrent bien plus gênant pour Canal Plus", a estimé une source proche du dossier.
. France Télévisions, le grand perdant
La télévision publique a perdu le seul ticket d'entrée qu'elle avait dans le Championnat de France, son magazine dominical "France 2 Foot", au profit de Canal Plus. Il lui reste certes les droits pour la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, mais ces deux compétitions n'ont pas les mêmes retombées et le même intérêt que la L1. "Le constat est incontournable: pour la première fois depuis 31 ans, le compte rendu hebdomadaire des championnats de première et deuxième divisions n'est plus d'accès gratuit, s'est insurgé le directeur des sports de France Télévisions, M. Bilalian. C'est donc la privatisation totale des championnats de première et deuxième divisions."
Mais France Télévisions désirait-elle réellement conserver son magazine ou en avait-elle les moyens? Selon une source proche du dossier, elle n'aurait proposé que 12,5 millions d'euros par an pour un produit acheté l'année dernière à 24,5 millions d'euros. Canal Plus, avec 35 millions d'euros sur la table, ne lui a laissé aucune chance.
publié par Céno dans: Economie

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(Source : REUTERS - Raoul Sachs)
Le gouvernement français s'est emparé du dossier de la Société générale, qui prend désormais des allures d'affaire d'Etat sur fond de rumeurs d'offre hostile voire de démantèlement de la deuxième banque française par la capitalisation boursière.
"La Société générale est une grande banque française. Le gouvernement entend que la Société générale reste une grande banque française", a déclaré le Premier ministre, François Fillon, devant l'Assemblée nationale.
De source proche de l'Elysée, on soulignait qu'aucune cellule de crise" n'avait été mis en place, l'affaire étant une affaire privée. Il n'en reste pas moins que "cette affaire est suivie attentivement par le secrétaire général adjoint de l'Elysée chargé de l'économie, François Pérol", ajoutait-on de mêmes source.
Outre les enquêtes de la Banque de France, de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et l'enquête judiciaire, François Fillon a demandé à la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, un rapport sur le déroulement des faits qui ont conduit la Société générale à annoncer jeudi dernier une perte spectaculaire de 4,9 milliards d'euros due à des prises de positions présumées frauduleuses d'un de ses traders, Jérôme Kerviel, sur des contrats à terme sur indices boursiers.
Ce rapport, qui doit expliquer notamment les failles du système de contrôle du risque de la banque, sera remis lundi et rendu public immédiatement, a précisé François Fillon.
Mardi, le président Nicolas Sarkozy a brusquement durci le ton et mis en cause sans le nommer Daniel Bouton, P-DG de la Société générale, qui fut le directeur de cabinet d'Alain Juppé, ministre du Budget du gouvernement Chirac, entre 1986 et 1988.
"Quand il y a un évènement de cette nature, ça ne peut pas rester sans conséquence s'agissant des responsabilités. Chacun doit s'interroger sur ses responsabilités", a-t-il dit.
"Dans un moment difficile, les administrateurs sont là pour apprécier si la personne en place est la meilleure pour conduire le bateau quand il y a un peu de tangage, ou au contraire, s'il faut changer de capitaine", a souligné de son côté Christine Lagarde.
RUMEURS D'OFFRES DE BNP PARIBAS
La ministre de l'Economie et des Finances, qui, il y a deux jours, estimait encore que la Société générale avait "fait ce qu'elle devait faire selon la réglementation" et tendait à apaiser l'émoi provoqué par cette affaire, parle aujourd'hui de "crise".
"On ne peut pas nier que la Société générale soit en situation de crise", a déclaré Christine Lagarde tout en ajoutant qu'il convenait de ne pas attiser les difficultés d'une banque qui "attire les convoitises".
Comme en écho, des rumeurs de marché ont prêté à BNP Paribas l'intention de lancer une offre sur sa concurrente en difficulté - des rumeurs que BNP Paribas s'est refusé à commenter. L'action Société générale, massacrée ces derniers jours, s'est envolée de plus de 10% mardi.
Des professionnels de marché ont aussi fait état d'un possible démantèlement de la Société générale, la banque de détail revenant dans ce schéma à BNP Paribas, et la Banque de financement et d'investissement au Crédit agricole.
A Bercy, on se refuse à tout commentaire sur les scénarios évoqués autour de la Générale. "Le ministre s'est expliqué. Il n'y a rien à ajouter", dit-on.
Un expert doute toutefois que de tels scénarios puissent être avalisés par le gouvernement dans le contexte politique et économique actuel. "Je ne vois pas le gouvernement accepter l'impact que pourrait avoir de telles opérations sur l'emploi", dit-il.
CHANGER DE CAPITAINE ?
"Le gouvernement est très attentif à tous les risques de déstabilisation de la Société générale. Le gouvernement ne laissera pas la Société générale être l'objet de raids hostiles de la part d'autres établissements bancaires", a prévenu François Fillon.
"La Société générale est une banque privée. la première des responsabilités du gouvernement, c'est de penser aux 130.000 salariés de cette entreprise et à ses clients", a encore dit le Premier ministre.
A l'Elysée, on rapporte que Nicolas Sarkozy "ne veut pas voir disparaître le réseau bancaire" de la SocGen, qui réunit son conseil d'administration mercredi.
En matière de renforcement des contrôles, le gouvernement n'entend pas se précipiter. François Fillon a indiqué que des mesures seraient prises, le cas échéant, à l'issue de l'enquête judiciaire sur les agissements de Jérôme Kerviel.
Le Parlement s'est également saisi de l'affaire. Dès mercredi, la Commission des Finances du Sénat va entendre trois acteurs clefs du système bancaire française : Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, Michel Prada, président de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) et Ariane Obolenski, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF).
La semaine prochaine la Commission des Finances de l'Assemblée nationale procèdera également à des auditions des principaux acteurs, dont Christine Lagarde.
Le gouvernement français s'est emparé du dossier de la Société générale, qui prend désormais des allures d'affaire d'Etat sur fond de rumeurs d'offre hostile voire de démantèlement de la deuxième banque française par la capitalisation boursière.
"La Société générale est une grande banque française. Le gouvernement entend que la Société générale reste une grande banque française", a déclaré le Premier ministre, François Fillon, devant l'Assemblée nationale.
De source proche de l'Elysée, on soulignait qu'aucune cellule de crise" n'avait été mis en place, l'affaire étant une affaire privée. Il n'en reste pas moins que "cette affaire est suivie attentivement par le secrétaire général adjoint de l'Elysée chargé de l'économie, François Pérol", ajoutait-on de mêmes source.
Outre les enquêtes de la Banque de France, de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et l'enquête judiciaire, François Fillon a demandé à la ministre de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde, un rapport sur le déroulement des faits qui ont conduit la Société générale à annoncer jeudi dernier une perte spectaculaire de 4,9 milliards d'euros due à des prises de positions présumées frauduleuses d'un de ses traders, Jérôme Kerviel, sur des contrats à terme sur indices boursiers.
Ce rapport, qui doit expliquer notamment les failles du système de contrôle du risque de la banque, sera remis lundi et rendu public immédiatement, a précisé François Fillon.
Mardi, le président Nicolas Sarkozy a brusquement durci le ton et mis en cause sans le nommer Daniel Bouton, P-DG de la Société générale, qui fut le directeur de cabinet d'Alain Juppé, ministre du Budget du gouvernement Chirac, entre 1986 et 1988.
"Quand il y a un évènement de cette nature, ça ne peut pas rester sans conséquence s'agissant des responsabilités. Chacun doit s'interroger sur ses responsabilités", a-t-il dit.
"Dans un moment difficile, les administrateurs sont là pour apprécier si la personne en place est la meilleure pour conduire le bateau quand il y a un peu de tangage, ou au contraire, s'il faut changer de capitaine", a souligné de son côté Christine Lagarde.
RUMEURS D'OFFRES DE BNP PARIBAS
La ministre de l'Economie et des Finances, qui, il y a deux jours, estimait encore que la Société générale avait "fait ce qu'elle devait faire selon la réglementation" et tendait à apaiser l'émoi provoqué par cette affaire, parle aujourd'hui de "crise".
"On ne peut pas nier que la Société générale soit en situation de crise", a déclaré Christine Lagarde tout en ajoutant qu'il convenait de ne pas attiser les difficultés d'une banque qui "attire les convoitises".
Comme en écho, des rumeurs de marché ont prêté à BNP Paribas l'intention de lancer une offre sur sa concurrente en difficulté - des rumeurs que BNP Paribas s'est refusé à commenter. L'action Société générale, massacrée ces derniers jours, s'est envolée de plus de 10% mardi.
Des professionnels de marché ont aussi fait état d'un possible démantèlement de la Société générale, la banque de détail revenant dans ce schéma à BNP Paribas, et la Banque de financement et d'investissement au Crédit agricole.
A Bercy, on se refuse à tout commentaire sur les scénarios évoqués autour de la Générale. "Le ministre s'est expliqué. Il n'y a rien à ajouter", dit-on.
Un expert doute toutefois que de tels scénarios puissent être avalisés par le gouvernement dans le contexte politique et économique actuel. "Je ne vois pas le gouvernement accepter l'impact que pourrait avoir de telles opérations sur l'emploi", dit-il.
CHANGER DE CAPITAINE ?
"Le gouvernement est très attentif à tous les risques de déstabilisation de la Société générale. Le gouvernement ne laissera pas la Société générale être l'objet de raids hostiles de la part d'autres établissements bancaires", a prévenu François Fillon.
"La Société générale est une banque privée. la première des responsabilités du gouvernement, c'est de penser aux 130.000 salariés de cette entreprise et à ses clients", a encore dit le Premier ministre.
A l'Elysée, on rapporte que Nicolas Sarkozy "ne veut pas voir disparaître le réseau bancaire" de la SocGen, qui réunit son conseil d'administration mercredi.
En matière de renforcement des contrôles, le gouvernement n'entend pas se précipiter. François Fillon a indiqué que des mesures seraient prises, le cas échéant, à l'issue de l'enquête judiciaire sur les agissements de Jérôme Kerviel.
Le Parlement s'est également saisi de l'affaire. Dès mercredi, la Commission des Finances du Sénat va entendre trois acteurs clefs du système bancaire française : Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, Michel Prada, président de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) et Ariane Obolenski, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF).
La semaine prochaine la Commission des Finances de l'Assemblée nationale procèdera également à des auditions des principaux acteurs, dont Christine Lagarde.
publié par Céno dans: Economie

(Source : Le Dauphiné Libéré)
La belle et la bête (de scène) seront présentes à Chamonix samedi, au cinéma Vox, à l'occasion de l'avant-première du film "La jeune fille et les loups", tourné cette année dans la région. Produit par Frédéric Brillon, le film a été réalisé par Gilles Legrand, déjà auteur du célèbre "Malabar Princess". Les deux stars françaises que sont Michel Galabru et Laetitia Casta devraient attirer la foule des grands jours à Chamonix ce samedi, à l'occasion de cette avant-première exceptionnelle.

publié par Céno dans: Economie
L'info diffusée sur Radio Mont-Blanc - Céline COLETTO

(Ci dessous : source l'Express)
Une montgolfière s'est écrasée mardi matin dans le hameau d'Oëx sur la commune de Magland (Haute-Savoie). L'accident s'est produit vers 10h50 dans ce hameau situé entre Cluses et Sallanches (Haute-Savoie), a-t-on précisé.
Le bilan fait état de deux blessés graves et deux blessés légers. Les deux blessés graves, parmi lesquels figure le pilote, un "instructeur national très expérimenté", ont été sérieusement brûlés et polytraumatisés lors de l'accident. Une cinquième personne en sort indemne. A ce stade, leurs jours ne sont pas en danger, a précisé un responsable de la préfecture.
Partie de Praz-sur-Arly (Haute-Savoie), la montgolfière, appartenant à une entreprise spécialisée, "a heurté une ligne électrique" en plein vol, a ajouté le responsable. On on ignore toutefois si ce choc "est la cause ou la conséquence de l'accident".
La bouteille de gaz alimentant l'aéronef a ensuite explosé, provoquant l'incendie et la chute de la montgolfière, qui s'est écrasée au sol, a-t-il précisé. Les deux blessés graves ont été transportés par hélicoptère vers les hôpitaux de Sallanches et d'Annecy. Les deux autres victimes ont reçu des soins sur place avant d'être transférées vers des hôpitaux.
Une enquête en flagrance a été ouverte sous le contrôle du procureur de la République de Bonneville avec le concours de la gendarmerie de Haute-Savoie et de la gendarmerie des transports aériens de Lyon, pour rechercher les causes de l'accident.
Une montgolfière s'est écrasée mardi matin dans le hameau d'Oëx sur la commune de Magland (Haute-Savoie). L'accident s'est produit vers 10h50 dans ce hameau situé entre Cluses et Sallanches (Haute-Savoie), a-t-on précisé.
Le bilan fait état de deux blessés graves et deux blessés légers. Les deux blessés graves, parmi lesquels figure le pilote, un "instructeur national très expérimenté", ont été sérieusement brûlés et polytraumatisés lors de l'accident. Une cinquième personne en sort indemne. A ce stade, leurs jours ne sont pas en danger, a précisé un responsable de la préfecture.
Partie de Praz-sur-Arly (Haute-Savoie), la montgolfière, appartenant à une entreprise spécialisée, "a heurté une ligne électrique" en plein vol, a ajouté le responsable. On on ignore toutefois si ce choc "est la cause ou la conséquence de l'accident".
La bouteille de gaz alimentant l'aéronef a ensuite explosé, provoquant l'incendie et la chute de la montgolfière, qui s'est écrasée au sol, a-t-il précisé. Les deux blessés graves ont été transportés par hélicoptère vers les hôpitaux de Sallanches et d'Annecy. Les deux autres victimes ont reçu des soins sur place avant d'être transférées vers des hôpitaux.
Une enquête en flagrance a été ouverte sous le contrôle du procureur de la République de Bonneville avec le concours de la gendarmerie de Haute-Savoie et de la gendarmerie des transports aériens de Lyon, pour rechercher les causes de l'accident.
publié par Céno dans: Economie


