
(Source : REUTERS)
José Bové et une quinzaine de militants anti-OGM ont entamé à Paris une grève de la faim pour réclamer l'activation par la France de la clause de sauvegarde qui permet à un Etat de l'Union européenne d'interdire la culture d'un OGM autorisé par Bruxelles.
Le leader altermondialiste a été aussitôt reçu par la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, ce qui a permis, a-t-il dit, d'engager un "dialogue" laissant augurer un arrêt du mouvement dans les prochains jours. Nathalie Kosciusko-Morizet a en effet indiqué que la haute autorité indépendante d'évaluation chargée d'éclairer le gouvernement sur le maïs MON 810, le seul commercialisé en France, rendrait son avis mercredi ou jeudi prochains. "Si cet avis est défavorable ou s'il est réservé, il y aura une activation de la clause de sauvegarde conformément aux engagements du Grenelle de l'environnement", a-t-elle dit aux journalistes.
Signe du climat de ce premier jour de grève de la faim, José Bové a fait la bise à la secrétaire d'Etat à l'issue de leur entrevue au secrétariat d'Etat, avenue de Ségur, dans le VIIe arrondissement de Paris. "Je crois qu'on a été entendus, qu'on nous a compris", a-t-il lancé, tout en estimant que l'annonce de son action avait permis d'accélérer la décision gouvernementale.
L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne et la quinzaine de militants anti-OGM décidés à jeûner avec lui estiment que la récente suspension, par simple arrêté, de la commercialisation du maïs MON 810 ne respecte pas totalement les décisions du "Grenelle de l'environnement". Ils réclament un "vrai moratoire."
Le gouvernement a suspendu la commercialisation dans l'attente de l'avis de la haute autorité indépendante d'évaluation créée à la suite du "Grenelle de l'Environnement".
Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré que le calendrier du "Grenelle", qui s'est déroulé en octobre dernier, avait été bien tenu, soulignant que le gouvernement avait besoin de l'avis des experts pour déclencher le cas échéant la clause de sauvegarde.
ROYAL APPORTE SON SOUTIEN
"Je comprends bien l'impatience. Mais juridiquement, c'est compliqué de mettre en oeuvre tout cela et José Bové le sait bien. Il sait bien, par exemple, qu'au mois de décembre les Allemands renonçaient à leur clause de sauvegarde", a-t-elle expliqué à Reuters. Après avoir lancé son opération sous la Tour Eiffel, José Bové s'est rendu devant le secrétariat d'Etat chargé de l'Ecologie en compagnie d'une quinzaine d'autres jeûneurs, dont un maire d'une commune rurale, des agriculteurs et un chef d'entreprise. Les grévistes de la faim et des dizaines de sympathisants ont installé sur place une caravane qui leur servira "d'antenne" pendant la durée de leur action.
José Bové s'est ensuite installé dans des locaux de la rue de la Banque, dans le IIe arrondissement de Paris, qui servira de base principale aux anti-OGM. Cet immeuble, baptisé "Ministère de la crise du logement", est devenu un lieu symbolique de mobilisation depuis le mouvement des mal-logés cet automne.
Les grévistes y ont reçu la visite de Ségolène Royal en fin de journée, un "soutien très important" selon le leader altermondialiste. Pendant la campagne présidentielle, l'ancienne candidate socialiste avait confié à José Bové une mission sur la "souveraineté alimentaire". Les promesses doivent être tenues, surtout quand il s'agit de santé publique, "c'est une question de morale en politique", a-t-elle déclaré à la presse réclamant la "transparence".
"Il faut faire toute la clarté sur les enjeux financiers considérables, notamment de la firme Monsanto, qui se joue derrière les OGM. Il faut rendre publiques toutes les enquêtes sanitaires qui montrent l'impact des OGM lorsqu'il sont mal maîtrisés", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes, qui a interdit les cultures OGM dans sa région.
D'autres militants doivent également observer une grève de la faim à Clermont-Ferrand pour réclamer un "véritable moratoire sur les OGM pesticides." Les communistes parisiens ont apporté leur soutien à José Bové, précisant qu'une délégation du PCF lui rendrait visite vendredi soir rue de la Banque.
publié par Céno dans: Politique
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(Source : Reuters)
La Belgique s'est enfoncée mercredi dans la crise politique la plus grave de son histoire après le vote, par les Flamands, d'une proposition de loi qui priverait les francophones de la périphérie flamande de Bruxelles du droit de voter pour des listes de leur communauté.
Pour la première fois depuis l'indépendance en 1830, les représentants des six millions de Flamands ont utilisé leur majorité pour imposer leur volonté aux quatre millions de francophones dans le cadre de la formation d'un gouvernement.
Cent cinquante jours après les élections du 10 juin - record battu -, le démocrate-flamand Yves Leterme, qui tente de mettre sur pied une coalition entre sa famille politique et les libéraux, est désormais dans une situation délicate et les querelles linguistiques menacent la pérennité du pays.
"Je ne peux pas vivre dans un pays avec le vote d'une communauté contre une autre", a déclaré le négociateur libéral, le ministre des Finances Didier Reynders, selon lequel le "pacte des Belges" risque d'être irrémédiablement brisé. (...)
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(Source : Le Figaro)
L'épouse du chef de l'État ne participe pas au voyage à Sofia, au cours duquel son mari doit rencontrer les infirmières bulgares.
LES AUTORITÉS bulgares sont déçues. Très déçues. Cécilia Sarkozy n'accompagnera pas son mari aujourd'hui à Sofia. (...)
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(Source : Challenge)
En ouverture de la conférence réunie par le Premier ministre, ils ont critiqué l'introduction éventuelle de méthodes du privé.
Le Premier ministre, François Fillon, a ouvert, lundi 1er octobre à 9h30, la première conférence sur la Fonction publique, présentée comme le premier grand débat sur le service public et la Fonction publique en France depuis sa création en 1946. Cette conférence réunit des représentants des trois Fonctions publiques, des organisations syndicales et des usagers pour débattre de ses "valeurs et missions", sur fond de tensions liées aux suppressions d'emplois et de doutes des syndicats sur l'issue des discussions, prévue le 31 mars, avec la rédaction d'un Livre blanc. (...)
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