Manaudou rit, les salariés d'Arena pleurent
par Thomas Bronnec - (Source : lexpress.fr)
Alors qu'à Melbourne, la championne française de natation engrange les records en même temps que les millions, son sponsor, l'équipementier sportif Arena, a fermé jeudi son usine de Libourne. Les salariés restés sur le carreau attendent toujours un geste de soutien.
Au moment même où Laure Manaudou engrange médailles et records à Melbourne, 169 salariés d'Arena, sponsor de la championne de la natation française, ont désormais la tête sous l'eau. C'est en effet ce jeudi, à 12h30, que leur usine de Libourne a définitivement fermé ses portes, deux jours avant la date officielle. Et Laure Manaudou reste silencieuse.
"On a toujours été fier d'elle, c'est même nous qui avons fabriqué ses combinaisons", indique Lisette Lamaud, membre du comité d'entreprise (CE). "On a essayé de la contacter, c'est vrai qu'on aurait bien aimé qu'elle fasse un petit geste, qu'elle nous écrive pour nous soutenir", renchérit Annie Gonable, secrétaire du CE. "Mais est-elle vraiment au courant ?" s'interroge-t-elle à voix haute.
Ce qu'Annie Gonable ne savait pas, c'est qu'en début de semaine, le milliardaire François Pinault a annoncé qu'il allait verser plusieurs millions d'euros à la championne, pour la soutenir dans sa carrière. La concomitance des faits, qualifiée de "concours de circonstances malheureux" par Nicolas Préault, directeur général d'Arena France, sonne comme un symbole: celui des dérives du capitalisme. "Tant mieux pour elle, mais c'est un peu paradoxal, réagit Annie Gonable, de mettre autant d'argent sur une seule personne, alors que 169 familles se retrouvent dans la difficulté".
"Je ne suis pas François Pinault, rétorque Nicolas Préault, nous sommes conscients des conséquences sociales. Nous avons pris des engagements pour en limiter les effets et l'argent que nous avons investi pour cela ne sera pas perdu". Après plusieurs semaines de conflit au début de l'année, les salariés avaient obtenu une amélioration de leur "package" de départ: au lieu des 7500 euros initialement proposés, chaque licencié partira avec un fixe de 12 000 euros, auquel s'ajouteront 400 euros par année d'ancienneté, au-delà de cinq ans de présence dans l'entreprise. S'ajoute au volet financier un accompagnement personnalisé pour retrouver un nouvel emploi.
Tout cela laisse pourtant les salariés, pour la plupart des femmes - moyenne d'âge 45 ans - quelque peu dubitatives. "On est déjà usés par une vie au service du rendement, observe Lisette Lamaud, alors comment se tourner vers l'hôtellerie et le bâtiment, qui sont des métiers très durs physiquement ?" Un bilan sera fait dans un an. Un an, c'est aussi le temps qu'il faudra à Arena pour amortir le plan de restructuration. Le coût de ce dernier, estimé à plusieurs millions d'euros, serait en effet rapidement couvert par la vente de l'usine de Libourne et par les économies réalisée grâce à la délocalisation de la production, qui redémarrera dès le 1er avril en Chine.
Au moment même où Laure Manaudou engrange médailles et records à Melbourne, 169 salariés d'Arena, sponsor de la championne de la natation française, ont désormais la tête sous l'eau. C'est en effet ce jeudi, à 12h30, que leur usine de Libourne a définitivement fermé ses portes, deux jours avant la date officielle. Et Laure Manaudou reste silencieuse.
"On a toujours été fier d'elle, c'est même nous qui avons fabriqué ses combinaisons", indique Lisette Lamaud, membre du comité d'entreprise (CE). "On a essayé de la contacter, c'est vrai qu'on aurait bien aimé qu'elle fasse un petit geste, qu'elle nous écrive pour nous soutenir", renchérit Annie Gonable, secrétaire du CE. "Mais est-elle vraiment au courant ?" s'interroge-t-elle à voix haute.
Ce qu'Annie Gonable ne savait pas, c'est qu'en début de semaine, le milliardaire François Pinault a annoncé qu'il allait verser plusieurs millions d'euros à la championne, pour la soutenir dans sa carrière. La concomitance des faits, qualifiée de "concours de circonstances malheureux" par Nicolas Préault, directeur général d'Arena France, sonne comme un symbole: celui des dérives du capitalisme. "Tant mieux pour elle, mais c'est un peu paradoxal, réagit Annie Gonable, de mettre autant d'argent sur une seule personne, alors que 169 familles se retrouvent dans la difficulté".
"Je ne suis pas François Pinault, rétorque Nicolas Préault, nous sommes conscients des conséquences sociales. Nous avons pris des engagements pour en limiter les effets et l'argent que nous avons investi pour cela ne sera pas perdu". Après plusieurs semaines de conflit au début de l'année, les salariés avaient obtenu une amélioration de leur "package" de départ: au lieu des 7500 euros initialement proposés, chaque licencié partira avec un fixe de 12 000 euros, auquel s'ajouteront 400 euros par année d'ancienneté, au-delà de cinq ans de présence dans l'entreprise. S'ajoute au volet financier un accompagnement personnalisé pour retrouver un nouvel emploi.
Tout cela laisse pourtant les salariés, pour la plupart des femmes - moyenne d'âge 45 ans - quelque peu dubitatives. "On est déjà usés par une vie au service du rendement, observe Lisette Lamaud, alors comment se tourner vers l'hôtellerie et le bâtiment, qui sont des métiers très durs physiquement ?" Un bilan sera fait dans un an. Un an, c'est aussi le temps qu'il faudra à Arena pour amortir le plan de restructuration. Le coût de ce dernier, estimé à plusieurs millions d'euros, serait en effet rapidement couvert par la vente de l'usine de Libourne et par les économies réalisée grâce à la délocalisation de la production, qui redémarrera dès le 1er avril en Chine.

publié par Céno dans: Economie
Affaire Total : le fils de l'ex-président iranien dément les accusations
sam 24 mar, 16h56 - source : Agence France Presse
sam 24 mar, 16h56 - source : Agence France Presse
TEHERAN - Mehdi Hachémi, le fils de l'ex-président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani, dont le nom a émergé dans l'affaire Total, a démenti samedi les accusations contre sa personne suite à la mise en examen à Paris du directeur général de Total Christophe de Margerie.
"Je déments toutes ces accusations. Elles sont totalement fausses. Il n'y a aucun lien entre Total et moi", a déclaré Mehdi Hachémi, interrogé par l'AFP au téléphone depuis Téhéran.
"Je porterai plainte contre ceux qui m'ont diffamé", a ajouté M. Hachémi, précisant qu'il n'avait "aucun secrétaire résidant en Suisse".
Le nom du même Mehdi Hachémi a été cité vendredi dans la procédure visant le directeur général de Total, Christophe de Margerie, inculpé la veille pour "corruption" dans une affaire également liée à un marché en Iran.
Christophe de Margerie est soupçonné d'avoir versé des commissions occultes à hauteur de 60 millions d'euros pour obtenir un contrat conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC pour l'exploitation d'une partie du gisement de gaz en mer de South-Pars (dans le Golfe).
La justice lui a interdit tout contact avec l'ex-président iranien et son fils ainsi que plusieurs autres personnalités iraniennes, selon une source judiciaire.
Agé de 44 ans, M. Hachémi était à l'époque directeur général de la compagnie chargée des installations maritimes au ministère du pétrole avant de diriger une autre société du ministère chargée d'améliorer l'utilisation de l'essence et d'autres sources d'énergie.
Après l'élection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République en juin 2005, il a été remercié, quittant le ministère du Pétrole.
Il travaille actuellement au sein du conseil d'administration des "Universités libres islamiques", une importante institution universitaire qui compte plus d'un million d'étudiants.
Le secrétaire du fils Rafsandjani aurait, selon un cadre ou ex-cadre auditionné mercredi, servi d'intermédiaire dans le contrat entre le quatrième groupe pétrolier mondial et la société pétrolière nationale iranienne pour l'exploitation de South-Pars.
Cette personne a indiqué que l'Iranien, résidant en Suisse, sur le compte duquel ont été retrouvés des flux financiers suspects était le secrétaire de Mehdi Hachémi, fils d'Akbar Hachémi Rafsandjani, l'ancien chef de l'Etat iranien entre 1989-1997, selon ces sources.
"Je déments toutes ces accusations. Elles sont totalement fausses. Il n'y a aucun lien entre Total et moi", a déclaré Mehdi Hachémi, interrogé par l'AFP au téléphone depuis Téhéran.
"Je porterai plainte contre ceux qui m'ont diffamé", a ajouté M. Hachémi, précisant qu'il n'avait "aucun secrétaire résidant en Suisse".
Le nom du même Mehdi Hachémi a été cité vendredi dans la procédure visant le directeur général de Total, Christophe de Margerie, inculpé la veille pour "corruption" dans une affaire également liée à un marché en Iran.
Christophe de Margerie est soupçonné d'avoir versé des commissions occultes à hauteur de 60 millions d'euros pour obtenir un contrat conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC pour l'exploitation d'une partie du gisement de gaz en mer de South-Pars (dans le Golfe).
La justice lui a interdit tout contact avec l'ex-président iranien et son fils ainsi que plusieurs autres personnalités iraniennes, selon une source judiciaire.
Agé de 44 ans, M. Hachémi était à l'époque directeur général de la compagnie chargée des installations maritimes au ministère du pétrole avant de diriger une autre société du ministère chargée d'améliorer l'utilisation de l'essence et d'autres sources d'énergie.
Après l'élection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République en juin 2005, il a été remercié, quittant le ministère du Pétrole.
Il travaille actuellement au sein du conseil d'administration des "Universités libres islamiques", une importante institution universitaire qui compte plus d'un million d'étudiants.
Le secrétaire du fils Rafsandjani aurait, selon un cadre ou ex-cadre auditionné mercredi, servi d'intermédiaire dans le contrat entre le quatrième groupe pétrolier mondial et la société pétrolière nationale iranienne pour l'exploitation de South-Pars.
Cette personne a indiqué que l'Iranien, résidant en Suisse, sur le compte duquel ont été retrouvés des flux financiers suspects était le secrétaire de Mehdi Hachémi, fils d'Akbar Hachémi Rafsandjani, l'ancien chef de l'Etat iranien entre 1989-1997, selon ces sources.

publié par Céno dans: Economie
LES FAI répondent à LCI.FR
Alice, Free et Club-Internet réagissent à leur mauvaise place dans le classement des plaintes contre les Fournisseurs d'Accès à Internet. Ils s'expliquent sur LCI.FR. (OLIVIER LEVARD - le 19/03/07 - 19h58)
Alice, bonnet d'âne. Orange, premier de la classe. Voilà le palmarès de l'AFUTT (Association Française des Utilisateurs des Télécommunication) dans la catégorie Fournisseur d'Accès à Internet (FAI). Dans son rapport qui recense les plaintes reçues en 2006, l'AFUTT note un niveau de plaintes "en augmentation de 50%, plus rapide que l'augmentation du marché". Avec 12 000 plaintes reçues cette année, l'association estime que "la situation est réellement préoccupante car on est à la limite du tolérable pour un grand nombre d'abonnés". L'association dénonce "un manque d'assistance et d'accompagnement" des FAI et note que le passage au dégroupage total a encore dégradé la qualité de leurs services.
LCI.fr a interrogé Alice, Free, et Club Internet, les FAI les plus incriminés et Orange, celui qui s'en sort le mieux. Les mauvais élèves du classement mettent parfois en doute les résultats du rapport. (...)
Alice, Free et Club-Internet réagissent à leur mauvaise place dans le classement des plaintes contre les Fournisseurs d'Accès à Internet. Ils s'expliquent sur LCI.FR. (OLIVIER LEVARD - le 19/03/07 - 19h58)
Alice, bonnet d'âne. Orange, premier de la classe. Voilà le palmarès de l'AFUTT (Association Française des Utilisateurs des Télécommunication) dans la catégorie Fournisseur d'Accès à Internet (FAI). Dans son rapport qui recense les plaintes reçues en 2006, l'AFUTT note un niveau de plaintes "en augmentation de 50%, plus rapide que l'augmentation du marché". Avec 12 000 plaintes reçues cette année, l'association estime que "la situation est réellement préoccupante car on est à la limite du tolérable pour un grand nombre d'abonnés". L'association dénonce "un manque d'assistance et d'accompagnement" des FAI et note que le passage au dégroupage total a encore dégradé la qualité de leurs services.
LCI.fr a interrogé Alice, Free, et Club Internet, les FAI les plus incriminés et Orange, celui qui s'en sort le mieux. Les mauvais élèves du classement mettent parfois en doute les résultats du rapport. (...)

publié par Céno dans: Economie
Le Journal du Dimanche devient quotidien sur internet
Source : imédias.biz -Dimanche 18 mars 12h58
Le Journal du Dimanche tous les jours, c'est désormais possible… sur le net. Le 15 mars, le quotidien du dimanche a lancé une nouvelle version de son site internet : www.lejdd.fr. Réalisé par Newsweb, un groupe racheté par Lagardère pour 74 millions d'euros l'an passé, le site propose des infos gratuites tout au long de la semaine. A côté de cette partie consacrée à l'actualité en direct, lejdd.fr propose une partie « débat intéractif » avec sondages, blogs et débats d'internautes. Enfin, une partie culture/loisirs est proposée.
Didier Quillot, Président de Lagardère Active Media, a déclaré : « Avec le jdd.fr, le groupe Lagardère devient un acteur des quotidiens d’information générale. C’est l’illustration de notre stratégie, qui vise à utiliser les marques du groupe pour étendre leur territoire d’expression grâce au média numérique. Ce lancement reflète aussi notre volonté de nous appuyer à la fois sur le talent de nos équipes journalistiques et sur l’expertise et le savoir-faire internet de la société Newsweb, récemment acquise par le groupe, qui apporte tout le soutient de ses équipes techniques et éditoriales »
Au début de l'année, le JDD s'était déjà lancé sur internet avec le lancement du site www.generation2007.fr en partenariat avec Europe 2.
En ce qui concerne la version papier du JDD, Lagardère explique que « la nouvelle maquette, lancée en mai, a eu un impact significatif sur la diffusion, qui a progressé de + 0,6 % sur les 10 derniers mois, dans un marché de PQN globalement en recul. Sur le plan publicitaire, le Journal du Dimanche a accru ses recettes de + 16 % par rapport à 2005 ».
Didier Quillot, Président de Lagardère Active Media, a déclaré : « Avec le jdd.fr, le groupe Lagardère devient un acteur des quotidiens d’information générale. C’est l’illustration de notre stratégie, qui vise à utiliser les marques du groupe pour étendre leur territoire d’expression grâce au média numérique. Ce lancement reflète aussi notre volonté de nous appuyer à la fois sur le talent de nos équipes journalistiques et sur l’expertise et le savoir-faire internet de la société Newsweb, récemment acquise par le groupe, qui apporte tout le soutient de ses équipes techniques et éditoriales »
Au début de l'année, le JDD s'était déjà lancé sur internet avec le lancement du site www.generation2007.fr en partenariat avec Europe 2.
En ce qui concerne la version papier du JDD, Lagardère explique que « la nouvelle maquette, lancée en mai, a eu un impact significatif sur la diffusion, qui a progressé de + 0,6 % sur les 10 derniers mois, dans un marché de PQN globalement en recul. Sur le plan publicitaire, le Journal du Dimanche a accru ses recettes de + 16 % par rapport à 2005 ».

publié par Céno dans: Economie
Crédit Agricole :
mobilisé contre une tentative de "phishing"
lundi 5 mars 21:15 - (source : boursorama.com)
mobilisé contre une tentative de "phishing"
lundi 5 mars 21:15 - (source : boursorama.com)
Crédit Agricole annonce que l'ensemble de ses équipes, notamment techniques, est mobilisé pour lutter contre une tentative de 'phishing' (hameçonnage) incitant ses clients à se connecter à un faux site et à entrer leurs coordonnées d'identification bancaire en ligne. Le groupe bancaire explique avoir immédiatement demandé aux Caisses régionales d'émettre des recommandations sur leur site Internet et informé son réseau commercial face à cette tentative de fraude, qui émane de serveurs étrangers. Un e-mail frauduleusement signé du Crédit Agricole a été largement diffusé sur Internet depuis jeudi dernier, rappelle le groupe dans un communiqué.
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publié par Céno dans: Economie


